Côte d’Ivoire/Gestion de la peur face au Covid-19: Voici les indications de Koné Adama, médecin psychiatre-psychothérapeute

Koné Adama, médecin psychiatre et psychothérapeute, vice-président de la Coordination des Associations des personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI) a attiré au cours d’une interview, l’attention des uns et des autres sur la gestion de la peur par rapport à la pandémie à covid-19.
Selon lui, la peur, qui devrait être un sentiment normal permettant d’éviter la propagation de ce virus conduit la population au danger.
En effet, pour le vice-président de la CAPH-CI, la conséquence de cette peur se manifeste sous 4 angles dont le volet psychologique et émotionnel, le volet physique, sur le plan de la pensée et au niveau comportemental.
Au plan psychologique et émotionnel, les gens sont inquiets et se sentent en insécurité. Ils ont tendance à l’hypochondrie c’est-à-dire qu’ils pensent qu’ils manifestent la maladie, le sentiment d’être dépassé par les événements (car, malgré les mesures de sécurité, le mal ne fait que gagner du terrain), la peur de mourir est en train de gagner le commun des ivoiriens. Au niveau physique,des maux de tête, des difficultés à dormir, des douleurs de poitrine, des palpitations, des sentiments d’étouffements se font sentir. Au niveau de la pensée, le constat est que les gens ont désormais un jugement altéré (l’on n’arrive plus à distinguer les informations vraies des informations fausses, les jugements ne s’adaptent plus aux sources officielles), chacun imagine son mode de traitement. Enfin, au niveau du comportement, les gens s’isolent, ils sont agressifs, ils sont aussi irrités et cela les conduit à abusement consommer certaines substances telles que l’alcool, les médicaments…, a-t-il affirmé.
Face à une telle situation, Docteur Koné Adama se veut rassurant en invitant la population à tenir bon.
« Il faut être optimiste, il faut accepter de changer, de se réorganiser par rapport à nos habitudes spirituelles, professionnelles, familiales, amicales (accepter de changer notre mode de vie) en entretenant un réseau de soutien social », a-t-il indiqué.
KGM







