Selon sa version des faits, après une sortie en boîte de nuit, il s’était rapproché d’un groupe dans un lieu qu’il fréquente pour des rencontres entre personnes de même orientation sexuelle. Blessé lors de l’altercation, il dit avoir ensuite reçu des menaces de mort.
Le certificat médical fourni en appui de sa déclaration confirme la violence des faits.
Après avoir reçu des soins, GT Raphaël affirme que l’information sur son agression s’est rapidement diffusée dans son entourage. Il déclare avoir appris que des détails avaient été communiqués par un ancien collaborateur de son entreprise, ce qui aurait entraîné une large circulation de l’affaire.
« J’ai reçu des menaces de mort par téléphone et par message », déclare-t-il. « Ce n’est pas seulement l’agression physique qui m’effraie, mais surtout les menaces de mort qui suivent en raison de mon orientation sexuelle. » Il ajoute avoir subi d’autres menaces après que plusieurs personnes de son entourage eurent eu connaissance des faits.
Face à ce qu’il qualifie d’escalade et au risque de représailles, Raphaël appelle publiquement à l’aide pour protéger sa vie.
Les autorités ivoiriennes n’ont, pour l’instant, fait aucune déclaration publique sur l’ouverture d’une enquête. La direction de l’entreprise où travaille GT Raphaël n’a pas répondu aux sollicitations pour commenter les allégations selon lesquelles un ancien employé aurait relayé des informations sur l’agression.
Des associations ivoiriennes de défense des droits des personnes LGBT+ dénoncent régulièrement des actes de violence et de discrimination et demandent une meilleure protection des victimes ainsi qu’une enquête systématique sur ce type d’agression.
GMK
