Autisme, psychiatrie : Macron veut que la France « rattrape son retard »
À l’occasion de la journée mondiale de l’autisme, le Président de la République a visité un centre de repérage pionnier et gratuit près de Grenoble

« Nous devons absolument rattraper notre retard » dans le domaine de la psychiatrie et de l’autisme, a lancé vendredi Emmanuel Macron en visitant un centre de dépistage des jeunes autistes près de Grenoble, l’une des innovations du plan autisme lancé en 2018.
»Sur la santé mentale, c’est un immense chantier sur lequel la France avait historiquement pris du retard. L’épidémie a ralenti sa mise en œuvre mais elle l’a aussi rendu encore plus nécessaire et nous conduit à prendre des choix plus radicaux. Notre système est trop un damier compliqué », a insisté le chef de l’État.
Arborant un ruban bleu sur le revers de sa veste, il s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale pour l’autisme, lors d’une visite à l’hôpital psychiatrique de Saint-Égrève (Isère) qui abrite un centre de dépistage pionnier et modèle. « Le premier combat à mes yeux est celui du repérage », a-t-il souligné, après avoir rencontré des parents qui plébiscitent ce centre gratuit et polyvalent.
Lenteurs
« Mon fils Raphaël, 6 ans, revit ! Il a des amis, il commence à apprendre à lire et écrire », s’est écriée Céline qui s’inquiète que le suivi gratuit s’arrête au bout de deux ans. « Il faudra le prolonger », a souhaité le président.
»On a vu des dizaines de médecins, pour des milliers d’euros, avant qu’enfin ici soit posé le diagnostic », a raconté avec émotion Pierre, père d’une fillette de 6 ans. Tous témoignent qu’en revanche, au Centre hospitalier de Grenoble, le délai de consultation en pédopsychiatrie est de 2 ans. Depuis 2018 et malgré le Covid, 63 centres du même type ont été mis en place, avec l’objectif d’en installer 100, un par département. Doté de près de 400 millions d’euros, le quatrième plan autisme (2018-2022) comprend quatre objectifs : agir plus précocement auprès des enfants, diversifier les modalités de scolarisation, soutenir l’approche scientifique et renforcer l’accompagnement des adultes. La France compte près de 700 000 personnes autistes et on estime que près d’un enfant sur cent naît avec un trouble du spectre autistique.
Source: sudouest.fr







