Bilan des activités 2020 de la BRVM et le DC/BR : ‘’2020, une folle année pour les marchés boursiers’’ (DG BRVM)

Le Directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Edoh Kossi Amenounve, a indiqué, ce mercredi 20 janvier 2021, que ‘’2020 a été une folle année pour les marchés boursiers’’, lors de la présentation du bilan des activités 2020 et perspectives 2021 de cette institution.

«Une année 2020 qui a été une folle année pour les marchés boursiers. Cette année a mis à rude épreuve la capacité des bourses à jouer leur rôle, à être les reflets de l’économie. Car nous avons pu observer que les bourses mondiales ont été très relatives en 2020 », a déclaré Edoh Kossi Amenounve, DG de la BRVM, lors d’une visio-conférence.

«Les indices boursiers se sont inscrits fortement à la baisse sur tous les continents dès le mois de janvier jusqu’au mois de mars, le mois de mars étant considéré comme le pire mois de l’année 2020 en matière boursière. C’est effectivement pendant ce mois que l’indice MASI a baissé de 13%, le CAC 40 de 17%, les bourses de Madrid et d’Italie de 22%, la bourse de New York de 13%, la bourse de Toronto de 17%, en Asie et en Inde on a observé des chutes de 28%, en Arabie Saoudite 14%», a-t-il ajouté.

Le DG de la BRVM a également peint un tableau pas très reluisant de la situation de la croissance mondiale.

«Alors que nous rentrions dans l’année 2020 avec des prévisions très optimistes de croissance mondiale qui devait atteindre 3,3% après 2,9% en 2019, et que cette croissance devait être tirée fortement par les pays émergents et les pays en développement, nous nous sommes retrouvés secouer par une crise. A tel point qu’aujourd’hui les projections de croissances de l’économie mondiale font observer que nous allons connaitre la pire récession que le monde ait connu depuis la grande dépression, à savoir un ralentissement de la croissance économique mondiale à -4,4% », a-t-il fait savoir.

Edoh Kossi Amenounve a aussi relevé que l’activité des économies développées a connu un recul à 5,8% contre une croissance qui était prévu à 1,6%.  Ceci sous l’effet des perturbations enregistrées dans l’offre et dans la demande intérieure de ces pays mais surtout dans les échanges internationaux en raison des fermetures des frontières observées.

«Sur notre continent, comparé aux autres, nous allons observer une contraction du PIB de 3% en 2020, le pire niveau jamais enregistré. Notre sous-région, l’UEMOA, devrait connaitre une meilleure fortune avec le recul de la croissance de moindre ampleur, une croissance qui devait ralentir à 0,9%, selon les prévisions du Fonds monétaire international contre 6,6% prévu avant l’avènement de la Covid-19 », a poursuivi M. Amenounve.

A l’en croire, cette performance du continent montre la résilience des économies africaines par rapport aux autres régions du monde. Néanmoins, a-t-il noté, la baisse de l’activité économique dans la sous-région serait principalement liée au secteur tertiaire qui a enregistré une forte baisse des activités hors services financiers.

« Si le secteur primaire et le secteur secondaire se sont bien portés, cette évolution négative du secteur tertiaire est la principale explication du ralentissement économique observé », a-t-il dit.

Pour le DG de la BRVM malgré cette situation inédite, ‘’2020 a été une année globalement positive’’ pour la BRVM et pour le DC/BR.

Marina N.

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