Cameroun/Langue des signes : Boum Alain publie un livre pour former des interprètes de qualité

Comme toute langue, celle des signes est un vecteur de richesse. Et comme telle, elle n’appartient pas aux seuls sourds mais à tout le monde. C’est ce qu’Alain Boum Benjamin, interprète Camerounais en langue des signes essaie de véhiculer à travers son ouvrage.
Intitulé »Devenir un interprète qualifié en langue des signes », cet ouvrage de 159 pages est le premier né des quatre éditions prévues. Pour Alain Boum Benjamin, la porosité concernant cette langue en Afrique l’a amené a sortir cet ouvrage dans le but de ramener les valeurs intellectuelles africaines en Afrique.
»Nous savons que l’Afrique est le berceau de l’humanité mais, il est incroyable de retrouver des frères et soeurs en marge du développement. Si l’Egypte a nourrit pendant plusieurs années le monde en termes de technologie, de science, d’éducation…et pendant ce temps, il existait des personnes sourdes, nous devons donc nous dire que c’est la richesse africaine qui a la compétence mondiale en terme d’enseignement et d’éducation’, à fait savoir Alain Boum Benjamin avant d’ajouter que ce livre est une recherche effectuée sur le développement intellectuel et ancestral de la langue des signes.
Selon lui, on a pas besoin d’aller en occident pour se former en langue des signes.
»Quand nous voyons le nombre pléthorique d’expatriés qui viennent rédiger leur thèse en Afrique, nous devons nous poser des questions. Le souci est que nous devons nous mettre en valeur afin de comprendre le processus pour devenir meilleur », a-t-il précisé.
D’après lui, ce livre forme avec des éléments constructifs toute personne quelque soit ce qu’elle est à devenir meilleure en interpretariat.
»Avec nos Us et Coutumes et notre environnement, nous les africains, nous sommes des interprètes à la base… Certains pays Africains se revendiquent de la création de leur langue des signes. Nous avons en exemple la Côte d’Ivoire qui parle de la langue des signes ivoirienne et nous constatons que la plupart de ces interprètes n’ont pas fait de longues études. C’est pourquoi, nous affirmons qu’il y’a du potentiel sinon comment arrivent-ils à déterminer le processus retranscriptif en langue des signes? », a-t-il indiqué.
KGM







