Côte d’Ivoire/Accessibilité au permis de conduire: Les personnes sourdes se font entendre

Ce jeudi 13 février 2020, l’association nationale des sourds de Côte d’Ivoire (ANASOCI) a tenu grâce à l’appui financier de l’Agence Danoise pour le développement international (DANIDA), par l’intermédiaire de l’Association Danoise des Sourds (DDL) dans le cadre du projet Transnational de Renforcement des capacités des associations des sourds en Afrique de l’ouest (WCARS), une table ronde, au conseil national des droits de l’homme (CNDH), sis aux 2 plateaux les vallons, sur l’accessibilité des personnes sourdes au permis de conduire en Côte d’Ivoire.
‘’Avoir un permis de conduire constitue un plus pour l’accès au marché de l’emploi et à l’autonomisation’’, a introduit Ouattara Yegueleworo, Pca de l’A.N.A.S.O.C.I.
Pour lui, le défaut d’audition ne génère pas de risques supplémentaires car, le plus important c’est la vue et plus encore, la capacité d’analyser ce qui entre dans le champ de vision qui est indispensable pour conduire.
Placée sous le thème ‘’Autonomisation des personnes sourdes, l’importance du permis de conduire’’, cette table ronde vise à mener un plaidoyer pour faciliter l’accès des personnes sourdes au permis de conduire en Côte d’Ivoire.
Selon le président de l’A.N.A.S.O.C.I, l’obtention du permis de conduire est l’étape la plus compliquée pour les personnes sourdes et malentendantes car, le problème principal pour elles est l’étape de la visite médicale où des examens sont exigés pour le passage du permis de conduire en ce qui concerne le volet « audition » du candidat.
« Pour leur accès au permis de conduire, les personnes sourdes ont droit à un dispositif adapté, avec des sessions spécialisées et la présence d’un interprète en langue des signes », a-t-il signifié.
D’après le Pca de l’association nationale des sourds, cette table ronde a été l’occasion de mettre en place un groupe de travail qui aura pour mission de collecter toutes les ressources utiles pour informer et sensibiliser les acteurs surtout le gouvernement par le ministère du transport et les législateurs sur le décret n°1571 MTP.DTR du 14 juillet 1964, pour un aménagement raisonnable en faveur des personnes sourdes.
« C’est le constat du refus des différentes auto-écoles et les services compétents du ministère des transports d’accepter les dossiers des candidats sourds pour l’établissement et la délivrance du permis de conduire qui a suscité la mise en oeuvre de ce projet de plaidoyer », a signifié le Pca de l »A.N.A.S.O.C.I.
GMK
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