Côte d’Ivoire: Atteint de cécité après une maladie, Anokan Junior, juriste en instance de thèse de droit raconte son histoire

Anokan Ambroise Junior, la quarantaine, juriste en instance de thèse en histoire du droit et des institutions a su se relever malgré son handicap visuel.
En effet, atteint d’une maladie dont le diagnostique n’a pu révéler le mal dont il souffrait à l’âge de 38 ans, Anokan Ambroise a été sérieusement touché au point ou cette pernicieuse maladie a laissé des séquelles qui font de lui aujourd’hui une personnes non-voyante.
« J’étais sur le point de soutenir ma thèse et est brusquement survenue une maladie à la suite de laquelle c’est la cécité. En effet, un matin, je me sentais fiévreux et je me suis rendu accompagné d’un frère à l’hôpital avec le visage tout tuméfié, je ne sais pas ce qui s’est passé. pour les médecins, c’est le syndrome de Lyell or à ma connaissance, le syndrome de Lyell est un accident médicamenteux, c’est une alergie poussée aux médicaments or à cette période je n’étais pas malade pour dire que j’avais pris des médicaments pour être atteint de ce syndrome », a-t-il indiqué.
Pour lui, les médecins n’avaient jamais été confrontés à ces cas et ne savaient pas quelle diagnostique faire.
« Après des analyses, les médecins ont avoué qu’ils ne peuvent déterminer la cause de mon mal. Jusqu’à aujourd’hui, je suis invité à faire d’expériences à l’hôpital mais ils n’arrivent toujours pas à déceler la cause de cette maladie. Grâce à Dieu, je suis sorti vivant de cette maladie qui laissé des séquelles sur moi: la cécité », a ajouté Anokan Junior.
Avouant qu’au début de son handicap, l’acceptation de son nouveau mode de vie avait été difficile et qu’il aurait préféré mourir que de vivre.
« Dans le temps, j’étais vraiment abattu, je n’avais plus goût à la vie, pour moi, je préferais mourir à la suite de cette maladie car, c’était du gâchis avec toutes ces années d’étude, je ne savais plus quoi faire, qu’est ce qui fallait faire pour m’occuper de ma famille. Mais, mes amis et les frères m’ont encouragés. C’est comme ça, grâce à un cousin non-voyant qui estimait que j’avais trop de connaissances et qu’il fallait pas que je reste comme ça à ne rien faire. C’est ainsi qu’il ma remis le numéro de téléphone du président de l’association nationale des aveugles et volontaires pour la promotion des aveugles de Côte d’Ivoire (ANAVEPACI) et avec lui je fais actuellement des formations en informatique et à partir de là, je me suis rendu compte que rien n’était terminé pour moi et que je pouvais resurgir dans la vie », précise-t-il.
Intervenant souvent comme consultant dans certains cabinets de certains de ces amis Notaires, d’Avocats ou d’huissiers, Anokan Ambroise ses sent toujours utile à la société malgré son handicap et invite les handicapés en général et les non-voyants, les malvoyants et les aveugles à ne pas baisser les bras et à s’éloigner de la facilité.
« Tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. Je suis toujours utile malgré mon handicap. il ne faut pas se décourager. Aujourd’hui, j’ai compris que le non-voyant a l’esprit qui tourne 6 fois plus que le voyant. Le non-voyant mémorise tous les endroits ou il passe pour se retrouver. En classe par exemple, le voyant voit, copie les cours or le non-voyant écoute seulement les cours et retient l’essentiel pour le mémoriser, il travaille plus. Le non-voyant n’est pas un homme fini, il a beaucoup de choses à donner », a-t-il conclût.
DSM







