Côte d’Ivoire/Camille Tano (Pdt ONPHA-CI): « Le Covid-19 est une maladie qui ne connait pas de classes sociales, de sexes et de couleurs »

Camille Tano Kouassi, président de l’Organisation Nationale des Parents des Handicapés Auditifs de Côte d’Ivoire (ONPHA-CI) a indiqué, le mardi 14 avril 2020, au cours d’un entretien, que la pandémie à coronavirus ne connait pas de personnes riches et pauvres et même de couleur de peau…
En effet, selon lui, cette pandémie qui sévit en ce moment précis devrait amener nos états africains à réfléchir sur les politiques sociales, sanitaires et environnementales inclusives qu’ils devront mettre en place dans l’avenir.
« Il va falloir repenser la vie humaine, il va falloir repenser la société africaine. C’est une opportunité pour nous africain de revenir à nos bases. C’est aussi une opportunité pour nous, parents d’enfants en situation de handicap de pouvoir prendre en compte nos enfants et les présenter pour que toutes les décisions qui viennent soient inclusives », a précisé le Pca de l’ONPHA-CI.
D’après lui, tous les messages concernant cette maladie devraient être inclusifs afin de permettre à tout le monde d’être au même niveau d’information.
« Il est maintenant question plus que jamais que les uns et les autres puissent mettre en exergue et respecter toutes les dispositions prises par l’état et le service sanitaire. Mais, nos cœurs saignent quand nous voyons à la télévision nationale des grandes sociétés de la place qui font passer des messages qui ne sont pas traduit en langue des signes », a-t-il signifié.
« Que les interprètes puissent traduire les informations en langue de signes pour les personnes sourdes. Aussi, ces informations doivent être écrites pour donner la possibilité aux personnes en situation de handicap visuel de toucher avec les brailles », a-t-il indiqué.
Relativement aux mesures d’aide de l’état ivoirien face au Covid-19, Camille Tano a estimé que nos gouvernants font beaucoup d’effort pour soutenir la population en général mais, les personnes en situation de handicap seraient laissées pour compte.
« L’état fait beaucoup mais, le gros souci est que quand nous regardons, pour nos enfants, nous avons envie de dire que rien n’est fait pour le moment. Normalement, les stratégies mises en place devraient prendre en compte toutes les minorités à besoins spécifiques. Et pourtant, ce sont certains responsables des associations de personnes en situation de handicap qui font des plaidoyers pour la prise en compte de leurs paires », a-t-il avoué.
Profitant également de cette lucarne, Camille Tano a invité les parents à jouer pleinement leur partition.
» Nous sommes les mieux placés pour instruire nos enfants sur les consignes et pratiques éditées par nos dirigeants », a-t-il affirmé.
« Que les dons qui sont remis pour aider ou soutenir les personnes handicapées dans cette période difficile atteignent le public cible. En situation normale, les personnes handicapées n’arrivent pas véritablement à se prendre en charge et aujourd’hui où il y a le covid-19, qui prend tout et qui appauvrit tout le monde, la situation devient plus difficile », a-t-il lancé comme appel.
KGM







