Le Département du changement climatique et de la croissance verte (PECG) du Ministère de l’environnement et du développement durable de Côte d’Ivoire, en collaboration avec ses partenaires tels que ONU environnement, la banque Africaine de développement et plusieurs ONG opérant dans le domaine, a accueilli ce jeudi 6 juin 2019, à l’auditorium de l’immeuble CCIA (Abidjan-Plateau), la »Quinzaine de l’environnement ».
»Pollution de l’air en Côte d’Ivoire: état des lieux et construire des villes durables et équitables, solutions écologiques innovantes politiques et réglementaires de lutte contre la pollution », ont été les thèmes abordés au cours de ce panel de discussions entre scientifiques, techniciens, praticiens et experts des questions liées à la pollution de l’air.
»On ne peut pas parler de ville durable sans aborder la question de la pollution de l’air. On note que les sources de pollution de l’air en milieu urbain sont principalement les activités industrielles, le transport automobile, les activités domestiques par l’utilisation du charbon, du feu de bois qui sert au fumage de poissons et à la production du charbon de bois à proximité des villes », a précisé la représentante du ministre de l’environnement et du développement durable de côte d’ivoire.
Ajoutant que la pollution est également due »à l’atmosphère, aux particules fines solides qui proviennent de certaines activités notamment celles des cimenteries des zones industrielles localisées en milieu urbain ».
»Nous ne pouvons pas arrêter de respirer mais nous pouvons changer la qualité de l’air que nous respirons », a-t-elle indiqué avant d’interpeller les experts de l’environnement sur la mauvaise qualité de l’air que nous respirons et qui met en péril l’existence humaine.
Cette arène d’échanges entre scientifiques, techniciens, praticiens et experts des questions liées à la pollution de l’air a permis de faire un diagnostique des bonnes pratiques, d’évaluer le niveau d’implication de toutes les parties prenantes sur la question de la conciliation des objectifs économiques, les objectifs sociaux et la préservation de l’environnement.
Notons que la pollution atmosphérique est responsable d’environ 7 millions de décès par an, le plus grand nombre de décès étant enregistré dans les zones urbaines. En Afrique, on estime que 90% de la population est exposée à la pollution de l’air intérieur en raison de sa dépendance à l’utilisation de sources d’énergie issues de la biomasse pour la cuisson, l’éclairage et le chauffage.
DSM
