Côte dIvoire/Gotta Zunon (Ex-Pdt du GIEPCI): « L’accent doit être mis sur la formation des enseignants pour arriver à une école inclusive »

Gotta Zunon Simplice Armand, ex-président du groupement pour l’insertion des élèves et étudiant de Côte d’Ivoire (GIEPCI), ex-président de l’association nationale des handicapés physiques de Côte d’Ivoire (ANAHPCI), ex-président de la fédération des associations nationales des personnes handicapées de Côte d’Ivoire (FANAPHCI) et aujourd’hui professeur de sciences physiques opte pour une école intégrée qui prend en compte les handicapés physiques, les sourds et muets, les aveugles et les personnes dites normales car, selon lui, il faut mettre l’accent sur la formation du corps enseignant (braille, langage gestuel) pour véritablement arriver à une école inclusive.
En effet, pour le premier président de l’ANAHPCI, la Côte d’Ivoire a les moyens d’y arriver si elle instaure ce type d’enseignement dans toutes les écoles dites normales.
« J’opte pour l’école intégratrice qui selon moi, pourrait être la solution pour arriver à une école inclusive. Il suffit de former les enseignants depuis les différents centres de formation. Aussi, il faut intégrer un quota par classe de personnes handicapées dans toutes les écoles dites normales pour aspirer le maximum. Si possible également, faire de l’enseignement à distance (internet, audiovisuel) pour les handicaps lourds », à expliqué l’ancien président de 1981 à 1985 du GIEPHCI.
D’après Gotta Armand, les successeurs de la lutte des personnes en situation de handicap ont pérennisé la lutte ce qui fait qu’aujourd’hui, le regard des gens vis-à-vis des handicapés a considérablement changé.
<<Je tire mon chapeau à ceux qui sont venus après nous. Les jeunes ont mené la lutte à un niveau que ce qui était » négociation » est devenu une institution. Nous avons comme exemple le recrutement dérogatoire. La législation sur les droits et devoirs des handicapés a aussi évolué>>, a-t-il indiqué. Ajoutant qu’avant, il y avait des secteurs d’activité où les personnes en situation de handicap ne pouvaient y accéder mais, aujourd’hui, elles s’y trouvent partout.
« Je critique la pléthore d’associations qui existe en ce moment, je pense qu’il faut revoir ça en se mettant ensemble pour parler d’une même voix afin de se concentrer sur les questions essentielles », a souhaité Gotta Armand.
Félicitant tous les gouvernements ivoiriens qui se sont succédés sur les différentes politiques sociales menées pour les handicapés de Côte d’Ivoire, l’ex-président de la FANAPHCI a neamoins estimé qu’il reste beaucoup à faire pour eux surtout dans les services publics qui ne sont pas adaptés pour leur intégration.
« Les handicapés doivent se mettre au travail, se former de telle sorte qu’ils puissent être des personnes honorables et utiles à la société », à-t-il conclut pour conseiller les siens.
DSM







