Côte d’Ivoire: Handicapée à l’âge de 3 ans, Dali Hortense invite chaque parent à accepter « l’état de handicap de son enfant”

Dali Aka Tietielé Hortense, Opticienne Gérante au centre de Réhabilitation assise communautaire des handicapés (RACH) de Gagnoa et mère autonome avec deux enfants, estime que la première insertion et intégration de l’enfant en situation de handicap dans la société est le nid familial contrôlé par les parents.

Pour elle, les parents devraient d’abord accepter la condition de handicap dans laquelle l’enfant se trouve et accomplir ensuite ses obligations vis-à-vis de lui.

Dali Aka Tietielé Hortense, Opticienne Gérante au centre de Réhabilitation assise communautaire des handicapés (RACH) de Gagnoa

« Les parents des enfants handicapés doivent éviter de cacher le handicap de leurs enfants. Ils ont pour obligation de les scolariser pour qu’ils arrivent à surmonter leur handicap », a-t-elle souligné.

Avouant avoir été vraiment aimée par ses parents depuis la naissance, Dali Hortense invite les personnes en situation de handicap à se battre dans la vie en évitant de toujours tendre la main.

« Mes géniteurs m’ont aimée et m’ont beaucoup soutenue malgré mon handicap. Les parents doivent aimer leur enfant handicapé en le mettant à l’aise comme les autres enfants dits normaux », précise-t-elle avant d’encourager les personnes vivant avec un handicap « de ne jamais baisser les bras et d’éviter de tomber des les mailles de la facilité ».

Concernant l’école inclusive, elle avoue que cette pratique est bonne mais d’après elle, il faut former toutes les structures ainsi que le personnel qui intervient dans le système éducatif sur la question du handicap pour que tout puisse aller pour le mieux.

« Pour l’école inclusive, il faut former les formateurs par rapport à la personne en situation de handicap », a estimé Dali Hortense.

DSM

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