Côte d’Ivoire/Konan Olivier (Pdt ONG la Providence): ‘’La personne handicapée doit comprendre que son bonheur passe par sa prise de conscience’’

Très actif sur les réseaux sociaux, Koffi Konan Olivier (20 ans de vie associative), lui même en situation de handicap moteur, a toujours été sensible à la question de handicap, c’est ce qui ressort d’un entretien avec ivoirehandicaptv.net.
‘’Les personnes handicapées doivent se réveiller, elles ne doivent plus suivre des leaders qui n’ont aucun projet pour elles, elles doivent éviter de suivre des leaders qui sont des présidents à vie. Nous devons être conscients que nous sommes une richesse’’, a affirmé Koffi Konan Olivier, président de l’ONG ‘’la Providence’’, également professeur d’arts plastiques dans la ville de Gagnoa (Centre-ouest de la Côte d’Ivoire).
Pour lui, pour que les personnes handicapées jouissent véritablement des politiques sociales en leur faveur, il faut que leurs leaders soient bien formés et engagés pour la cause commune.
‘’Il faut reconnaître que le peuple de Côte d’Ivoire est très généreux. Visitez les centres d’accueil des personnes handicapées, vous verrez que chaque semaine, plusieurs groupes et associations à but caritatif passent pour faire des dons. C’est la même chose pour nos associations. Nous recevons de nombreux dons mais, au niveau du partage, c’est là le problème se pose. Nos leaders se transforment en dealers. Je veux faire comprendre à la personne handicapée que son bonheur passe par sa prise de conscience. Et que personne n’abuse de sa vulnérabilité’’, a-t-il soutenu avant d’ajouter qu’il faut sans cesse faire de son handicap, un atout.
«Depuis le début du recrutement dérogatoire jusqu’aujourd’hui, il y a eu au moins 1000 personnes handicapées fonctionnaires. Si chaque fonctionnaire donnait seulement 1000 FCFA par mois, on aurait 1.000.000 FCFA par mois et 12.000.000 FCFA par an. Cette somme déposée dans une banque ne pourrait pas servir pour finaliser des projets pour personnes handicapées? C’est une mendicité déguisée de toujours attendre l’état. Ce qu’il ne faut pas oublier, le recrutement dérogatoire, c’est nous tous (diplômés et non diplômés) qui avions lutté, pourtant, ce sont seulement les diplômés qui en profitent. Moi ma lutte, c’est ça», a-t-il conclut.
GMK







