Docteur Koné Adama, Médecin Psychiatre, chef de service à l’hôpital psychiatrique de Bingerville et vice-président de la Coordination des Associations des Personnes Handicapées de Côte d’ivoire (CAPHCI) a animé ce samedi 22 février 2020, au Groupe scolaire les Figuiers sis à Cocody-Riviéra Palmeraie, une conférence sur la toxicomanie des adolescents en Côte d’Ivoire.
En effet, selon le spécialiste, en 2019, un quart des consultations menées par son équipe ont été consacrées aux usagers de drogues. Les résultats de cette étude ont démontré que 60% de ces usagers de drogues étaient des élèves, des étudiants, des déscolarisés.
‘’221 usagers de drogue ont été déscolarisés, cette situation nous à faire comprendre qu’il y avait un problème dans les écoles et qu’il fallait que nous nous rapprochions pour pouvoir faire la sensibilisation’’, a-t-il indiqué.
‘’Comment protéger nos enfants de la toxicomanie ?’’, tel a été le thème de cette conférence qui a mobilisé plusieurs parents d’élèves de cet établissement pour acquérir les outils nécessaires afin de prévenir ce fléau.
‘’Il y a un adage qui dit mieux vaut prévenir que guérir et je pense que c’est bon de s’approcher des parents pour leur faire comprendre leur part de responsabilité. C’est ensemble (parents, adolescents et spécialistes), on pourra agir avec synergie pour pouvoir rapidement régler ce fléau’’, à faire savoir le vice-président de la CAPH-CI.
D’après lui, la lutte contre la toxicomanie est également un moyen de lutter contre le handicap psychique.
‘’ Le handicap psychique est la conséquence des troubles psychiatriques alors que nous savons qu’entre 30 et 50% des usagers de drogues développent des troubles psychiatriques. Quand c’est mal géré, cela abouti à un handicap psychique. Et tant que leader d’OPH, c’est un moyen pour nous de prévenir le handicap psychique. Nous sortons satisfait de cette rencontre car, les parents ont compris la question et ont eu les outils nécessaires pour prévenir ce fléau ou orienter vers des spécialistes les enfants qui en consomment ’’, a-t-il indiqué.
Pour Docteur Koné, les facteurs pour pouvoir protéger nos adolescents de la toxicomanie se trouvent dans la qualité des relations entre les parents et leurs enfants.
‘’Les parents doivent savoir gérer les conflits en famille en ayant une relation de qualité avec leurs enfants tout en privilégiant la discussion’’, s’est-il voulu clair.
GMK
