Sensibilisation au handicapSociété
Côte d’Ivoire/Kouakou Nathalie (Pdte ONG Vivre sans Violence) : «Nous voulons briser les barrières et bâtir des passerelles pour une justice sociale»
Kakou Nathalie, présidente de l'Ong «Vivre sans violence » parle de son ONG et invite les autorités ainsi que les personnes de bonne volonté à accompagner ses efforts dans la lutte pour la justice sociale, pour l'inclusion et la non-violence dans la société ivoirienne.
Qu’est ce qui a motivé la création de l’Ong Vivre sans violence ?
Nous avons créé cette Ong en 2018 pour promouvoir l’Etat de droit, la bonne gouvernance, les droits humains et la démocratie participative. Nous travaillons aussi pour l’intégration des femmes dans les mécanismes de prise de décision, dans les mécanismes de règlements de conflits et nous faisons un plaidoyer sur la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.
En termes d’inclusivité et de justice sociale, quelles sont les actions que vous menez?
Sur ce volet, nous travaillons avec les personnes handicapées spécifiquement les personnes aveugles et les enfants trisomiques. Concernant les personnes aveugles, nous travaillons avec l’Association Nationale des Aveugles et Volontaires pour la Promotion des Aveugles de Côte d’Ivoire (ANAVPACI) sur la question de l’éducation dans la ville de Toumodi où ils ont une école. Nous avons contribué à mobiliser la communauté autour de l’école. Ainsi, la LONACI a vu nos activités et a réhabilité cette école. Actuellement, les enfants vont normalement à l’école. Leurs cantines et leurs logements ont été améliorés et d’autres bâtiments sont en train d’être construits pour accueillir l’éducation professionnelle et d’autres pensionnaires. Avec l’ong MOAHE KOUN, nous essayons de mobiliser les ressources afin de les aider à s’occuper des enfants. Nous pensons que c’est à travers nos enfants que nous pouvons construire une société meilleure. Donc, nous faisons ce que nous pouvons pour aider à leur éducation et à faire en sorte que tous les enfants quel que soit leur handicap puisse intégrer toutes les écoles. Nous travaillons également pour l’intégration des femmes dans les mécanismes de prise de décision, dans les mécanismes de règlements de conflits et nous avons formé près 250 femmes à l’intérieur du pays et aujourd’hui, elles sont intégrées dans les mécanismes locaux de règlement de conflits et elles sont actrices de paix et de non-violence. Ces femmes font des sensibilisations à l’endroit des leaders politiques et des communautés. Aussi, nous menons des activités sur les viols et agressions sexuelles faites aux femmes, nous faisons des études sur la prévalence des violences faites aux femmes. L’année dernière, à cause des restrictions liées à la Covid-19, nous avons constaté une augmentation du taux des violences faites aux femmes. Actuellement, nous faisons un plaidoyer sur la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.
Quel est l’objectif sur le court terme que vous visez?
Nous sommes dans un processus pour créer une synergie entre les Ong et l’Etat pour que nous ayons une chaine d’actions efficaces pour aborder la question de la prise en charge. Nous espérons atteindre cet objectif entre cette année et l’année 2022, cela nous tient à cœur.
Votre appel
Je lance un appel à l’endroit de toute la communauté ivoirienne, toutes les personnes qui ont toutes leurs facultés et qui ont des moyens d’aider toutes les écoles qui s’occupent des enfants en situation de handicap. Ces écoles ont besoin de l’aide matérielle, financière, relationnelle… Il faut faire plus de plaidoyer pour que ces écoles aient plus de ressources car, ces écoles et les parents des enfants en situation de handicap ont besoin de nous. Nous devons créer cette chaine de solidarité pour nos enfants pour qu’ils aient un avenir meilleur et qu’ils puissent contribuer au développement de notre pays.
Propos recueillis par Guy Martial Kouassi
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