Côte d’Ivoire : La technologie éducative au coeur d’un atelier à Grand-Bassam
Grand-Bassam accueille depuis le jeudi 8 juillet 2026, à NSA Hôtel de Grand-Bassam, l’atelier régional des bénéficiaires du projet p0“GenerationDigital” en Afrique francophone sur la technologie éducative (EdTech). Organisée par la Campagne mondiale pour l’éducation (CME) en collaboration avec la Coopération Allemande (GIZ), la rencontre réunit environ 26 participants, dont des représentants des coalitions nationales du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Tunisie ainsi que des parties prenantes telles que ANCEFA.
Guy Martial Kouassi
L’objectif est de collecter et capitaliser les leçons issues des initiatives EdTech menées en 2025–2026, d’échanger sur des pratiques fondées sur des preuves, d’analyser les défis persistants (connectivité, accès à¿l’énergie, compétences numériques) et de produire des **recommandations politiques 0concrètes.
À la cérémonie d’ouverture, le représentant du maire, Sidibé Mamadou Ahmed, a salué une initiative “qui vient soutenir l’école là où les besoins sont les plus grands”, estimant que “l’adoption de la technologie doit d’abord servir l’amélioration réelle des apprentissages et l’accès équitable à l’éducation”. Dans son intervention, Gnélou Paul, PCA du RIP-EPT, a rappelé que l’EdTech n’est “ni une fin en soi, ni un simple outil”, et que “si elle n’est pas pensée pour réduire les inégalités, elle risque de produire l’effet inverse”. Selon lui, “la technologie doit rester au service de l’enseignant et de l’inclusion”, notamment pour les apprenants marginalisés, les personnes en situation de handicap et les populations affectées par les crises. Il a aussi relevé la persistance d’obstacles concrets notamment la connectivité, l’énergie, les infrastructures avant d’appeler à des décisions guidées par les preuves.Présentant le programme GenerationDigital, Wolfgang Leumer, responsable du programme senior de la Global Campaign for Education (GCE), a souligné que l’initiative née durant la pandémie s’est transformée en un mouvement d’éducation numérique durable porté par les jeunes. Il a plaidé pour un changement d’échelle : renforcer les infrastructures, garantir l’électricité, améliorer la connectivité et sécuriser le financement”, afin de réduire durablement la fracture numérique.Au fil des échanges, les organisateurs et intervenants ont martelé l’importance d’une EdTech inclusive : ne laisser personne de côté, impliquer la société civile et les populations bénéficiaires, et renforcer les partenariats entre gouvernements, organisations internationales, secteur privé et acteurs éducatifs. Les travaux se poursuivent sur plusieurs jours avec des sessions d’expériences, des ateliers thématiques et des groupes de travail appelés à produire des livrables opérationnels pour les décideurs et partenaires.