Côte d’Ivoire : Les commerçants du grand marché de Koumassi sensibilisés aux notions de santé sexuelle reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre
Plusieurs commerçants et commerçantes du grand marché de Koumassi ont bénéficié ce vendredi 30 décembre 2022, d’une formation sur les notions de santé sexuelle reproductive et de lutte contre les viols, les violences sexuelles et psychologiques faites aux filles et aux femmes handicapées et non handicapées.

Cette formation a été possible grâce à l’Union Nationale des Femmes Handicapées de Côte d’Ivoire (UNAFEH-CI) en collaboration avec L’ONG Dignité et droits pour les enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI).
En effet, les agents-sensibilisateurs de l’UNAFEH-CI ont pris d’assaut la gare Yaya Fofana et les alentours du grand marché de Koumassi, pour inviter les acteurs de ces sites à de bonnes pratiques concernant les violences basées sur le genre.
Cette activité de sensibilisation de proximité avait pour but d’informer la population de la commune de Koumassi et particulièrement les commerçants et commerçantes sur les violences dont elles peuvent être victimes, ainsi que les différentes voies de recours à leur portée en cas de danger. Afin de faire aisément passer le message, la sensibilisation a été principalement menée avec une technique de corps-à corps pour mieux faire comprendre à toutes les couches sociales les conséquences des VBG.
« Lorsque vous êtes victime de viol ou d’agression sexuelle, il ne faut pas le cacher car, c’est un crime qu’il faut signaler à la police pour que l’auteur soit puni. Une personne victime de viol pourrait choper une infection sexuellement transmissible ou le VIH-sida ou encore une grossesse non désirée. Aujourd’hui, il existe des structures de prise en charge, et pour le faire vous pouvez contacter le numéro vert et gratuit 1308 pour dénoncer les viols et les violences sexuelles. J’insiste, il faut éviter les règlements à l’amiable », a fait savoir Célestine Kouakou, point focal de l’UNAFEH-CI relativement au projet violences faites aux femmes et la santé sexuelle et reproductive dans la commune de Koumassi. Elle ajoute qu’en cas de viol, le plus important est de conduire rapidement la survivance dans un centre de santé pour des soins adaptés car, il ne faut pas laisser 48h s’écouler après le viol.
Il faut rappeler que ce projet est dénommé ‘’ Projet inclusif de promotion de la santé sexuelle reproductive et de lutte contre les viols, les violences sexuelles et psychologiques faites aux filles et aux femmes handicapées et non handicapées (SSR/VBG)’’ piloté par l’ONG DDE-CI. L’UNAFEH-CI est donc l’organisation de mise en œuvre du projet dans la commune Koumassi.
DSM










