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Côte d’Ivoire/Toly Sévérin (Pdt de l’AHIGG): « Les malades épileptiques peuvent être definitivement soignés et réhabilités »

Toly Gnankouri Sévérin, Agent logistique est un réhabilité épileptique qui a été soigné au centre de Réhabilitation Assise Communautaire pour Handicapés (RACH-Gagnoa). Aujourd’hui, employé dans ce même centre qui l’a accueilli comme malade, Toly Gnankouri Sévérin à décidé de raconter son histoire à www.ivoirehandicaptv.net afin d’éclairer l’opinion.

En effet, selon Toly Sévérin, sa maladie a débuté à bas âge, quand il était au CE1.

« Il faut dire que ma maladie a débuté en 1975 en classe de CE1, j’avais des crises mineures, je pouvais parler, je pouvais m’arrêter subitement sans savoir que je me suis arrêté et les gens se moquaient de moi. Certains m’appelaient « Gnankouri le rêveur » et selon mes parents, je causais avec ma femme de l’audela. Cette situation me faisait beaucoup mal et j’en pleurais », a indiqué le président de l’association des handicapés intellectuels guéris par grâce de la maladie d’épilepsie (AHIGG-Gagnoa).

Après 3 ans de crises mineures, la situation va s’enpirer car, les crises vont s’accentuer et le jeune Sévérin sera confronté à des crises convulsives pendant longtemps.

« C’est en 1978 que les crises convulsives sont arrivées dans ma vie. J’ai beaucoup souffert et il n’yavait plus de solutions », a-t-il souligné.

Grâce à RACH-Gagnoa, Toly Gnankouri Sévérin, titulaire d’un Baccalaurat série C, obligé d’arrêter les études à cause de ces crises répétitives a été réhabilité.

« Dieu m’a béni et en 1999, RACH-Gagnoa, dans sa politique de sensibilisation dans les villages de la région m’a trouvé et m’a présenté ces médicaments et c’est grâce à ces comprimés que j’ai retrouvé mon bon sens et je me porte bien aujourd’hui », a-t-il précisé avec sourire.

Ajoutant que ce traitement était pratiquement pris en charge par RACH-Gagnoa.

« C’est des médicaments qui coûtent chers et RACH-Gagnoa fait du social. Cette structure a demandé à mes parents de payer 700 Fcfa par mois comme contribution pour mes soins, ce n’était rien comparé à ce que je suis aujourd’hui », a affirmé l’agent logistique de ce centre.

« En 2015, j’ai créé l’association des personnes vivant avec l’épilepsie dans la région de Gagnoa (AHIGG-Gagnoa) dans le but d’aider les personnes ayant cette maladie dont les parents cachent. J’ai donc sillonné beaucoup d’églises, j’ai visité beaucoup d’entrepreneurs de la ville pour avoir des moyens financiers afin d’acheter des médicaments pour soulager des malades épileptiques membres de l’association. Avec abnégation, j’ai pu rassembler 120 000 Fcfa et l’administrateur délégué de RACH, le Père Yohou Hugues Pascal a completé en augmentant cette somme pour acquérir des médicaments. C’est ainsi que le 11 mars 2015, au cours d’une cérémonie en présence de plusieurs autorités de la cité du Gôh présentes à RACH-Gagnoa, nous avons distribué gratuitement tous ces médicaments aux malades de notre association », a-t-il avoué.

Aujourd’hui, de par son expérience, RACH-Gagnoa bénéficie de l’ assistance d’un spécialiste en psychiatrie qui vient consulter tous ceux qui souffrent de cette maladie.

« Je suis à la recherche de moyens financiers pour pouvoir aider les malades de l’épilepsie c’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à nous aider car, cette maladie peut être guérie », conclut-il.

DSM

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