Côte d’Ivoire/Touré Bema (Directeur de la Page Blanche): »Il faut s’éloigner des préjugés qui entourent le handicap et accepter les différences »

Centre médico-pédagogique qui s’occupe de la prise en charge de l’enfant en situation de handicap intellectuel (la trisomie 21, les troubles envahissants du développement communément appelé autisme, l’infirmité motrice cérébrale, la dysharmonie cognitive et autres déficiences légères, modérées ou lourdes), la page blanche dirigée par Touré Bema a récemment ouvert ses portes sur son niveau site dans la commune de Bingerville.
En effet, ce centre qui accueille une trentaine d’enfants et de jeunes qui ont entre 5 et 35 ans dispose de ressources nécessaires tant au plan matériel qu’humain, pour une prise en charge efficience des enfants vivant avec ces types de handicap.
»La page blanche ne fonctionne pas comme les écoles classiques parce qu’ici, les enfants sont regroupés selon leur niveau d’acquisition. Les programmes sont personnalisés, ce qui fait que des enfants peuvent être dans une même classe mais n’auront pas le même programme », a indiqué Touré Bema.
Pour lui, l’insertion de ces pensionnaires dans la vie active dépend du développement de chacun d’eux c’est pourquoi, il aime si bien le dire »qu’il y’a autant de handicap qu’il y’a de handicapé ».
»Chaque enfant évolue selon un rythme et selon l’évolution, on peut l’inséré ou pas. on a certains enfants qui sont passés par la page blanche et qui ont réintégré l’école normale. On en a d’autres aujourd’hui qui travaillent et il y’a certains qui sont dans la domaine du sport. Nous avons aussi des champions olympiques qui sont allés dans le cadre des jeux spéciaux olympiques consacrés aux personnes handicapées, en Grèce, en Chine, à Dubaï, à Los Angelès. Notre fierté, c’est que tous ces enfants sont revenus avec des médailles d’or », a précisé le Directeur du centre.
Ajoutant également que l’insertion dépend de la sensibilisation qui est faite auprès des personnes ou chefs d’entreprises parce que d’après lui, les gens ont toujours des préjugés du handicap.
»Quand on explique ce que nos enfants sont capable de faire et surtout que ces enfants là ne sont pas dangereux et que leur handicap n’est pas contagieux, il y a certaines entreprises qui acceptent de les prendre et de les insérer dans leur structure », a-t-il affirmé.
Créée depuis 1991 par l’association pour la réinsertion des enfants par une éducation adaptée (AREEA), la page blanche denommée complexe médico psychopédagogique Henriette Konan Bédié a le souci de développer chez chaque individu handicapé intellectuel et/ou psychomoteur son autonomie optimale en créant les conditions propices à sa réinsertion sociale et professionnelle.
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