Dans une sortie remarquée, Gnonka Lori Joël a dénoncé le paradoxe entre les annonces budgétaires du gouvernement et la précarité persistante des jeunes diplômés. « Nous avons des diplômés, des jeunes pleins de talent et d’ambition, qui ne demandent qu’une chose : une chance. Mais que trouvent-ils ? Rien, ou si peu », a-t-il martelé. Il pointe du doigt un marché de l’emploi exsangue qui pousse certains jeunes à se tourner vers les jeux de hasard et les loteries comme dernier recours. Pour lui, ce phénomène est symptomatique d’une mauvaise gouvernance et de la déconnexion des autorités face aux réalités sociales.
Mauvaise gouvernance et détournements en ligne de mire
Dans un ton offensif, Gnonka Lori Joël n’a pas hésité à accuser les responsables politiques de détournements de fonds publics et d’abandon de projets cruciaux. « Chaque centime volé, chaque projet abandonné est une occasion de moins pour nos jeunes. Cela signifie moins d’écoles, moins d’hôpitaux, moins d’emplois créés », a-t-il dénoncé. Selon lui, les scandales financiers et l’« opulence indécente » dans les rangs des dirigeants ne font qu’accentuer le désespoir d’une jeunesse en quête de repères. Il appelle à un audit rigoureux de l’utilisation des ressources publiques pour rétablir la confiance des citoyens.
Un appel clair pour : 2025 choisir le changement
Dans la perspective de la présidentielle de 2025, Gnonka Lori Joël exhorte les Ivoiriens à s’impliquer activement pour un changement de gouvernance. « Nous devons nous lever en octobre 2025 afin de choisir qui pourra gérer au mieux l’avenir de notre nation afin de réduire les inégalités creusées durant ces dizaines d’années », a-t-il lancé. Pour cet ancien cadre du COJEP, la jeunesse doit être placée au centre des politiques publiques. « Un pays qui néglige sa jeunesse se condamne lui-même à l’échec », a-t-il rappelé, en appelant à des actions concrètes pour redonner « espoir et dignité » à cette frange de la population. En prenant la parole avec fermeté, Gnonka Lori Joël se positionne comme un acteur clé dans le débat politique ivoirien à l’approche des élections de 2025. Sa dénonciation des inégalités sociales et des dérives de la gouvernance actuelle résonne auprès d’une jeunesse ivoirienne en quête de solutions et de perspectives.
Armand BLEDOU
