Cette semaine d’observation les incitations au meurtre/à la révolte, les attaques contre des communautés, les injures sexuelles, les menaces, la xénophobie les injures/diffamations sont les moins nombreuses sur Facebook. Elles suivent la baisse générale de -21%.
Par contre, les animalisations et les vœux macabres, eux, grimpent. Les premières citées ont quasiment quadruplé de volume (de 9 à 35 cas).
Les discussions à l’origine de ces discours de haine, relevées essentiellement sur des pages, ont porté sur la politique (70%), les médias (24%) et l’actualité people (6%). Plus en détails, les internautes se sont adressés des émojis, des vidéos, des images et des textes à caractère haineux autour de sujets tels que : l’affaire des Pandora Papers qui indexent une haute personnalité ivoirienne, le refus d’un bi-hebdomadaire de publier un article d’un de ses journalistes relatif aux Pandora Papers, les rumeurs de guerres de clans au sein du parti au pouvoir, une visite de Laurent Gbagbo à Henri Konan Bédié, le débat autour de la limitation d’âge pour briguer la présidentielle et les publications d’un cybermilitant proche du parti au pouvoir.
Depuis deux semaines, bien que l’actualité politique soit abondante, la haine en ligne est moins marquée sur l’échantillon de 184 profils, pages et groupes Facebook. L’hypothèse de la retenue des populations pourrait tendre à se consolider…
L’observation des discours de haine en ligne est une activité du Programme Transition et Inclusion Politiques financé par USAID et mis en œuvre par le National Democratic Institute (NDI), Internews ainsi qu’une coalition d’organisations de la société civile ivoirienne.
Source: Internews
