Femmes enceintes, malades et jeûne musulman : Ce qu’il faut savoir pour sauver des vies

Selon Mme Mikhaldi, expert dans les affaires religieuses, la grossesse n’est pas une maladie, c’est un état physiologique «normal» pour une femme en bonne santé.
Dans son argumentaire sur le site elmoudjahid.com, elle indique que le jeûne ne constitue pas un danger, ni pour la mère ni pour le fœtus. Car le fœtus s’alimente exclusivement des réserves de sa mère. C’est pourquoi, la femme enceinte doit manger de manière variée, équilibrée et saine, pour éviter qu’elle puise dans ses réserves et arriver à une dénutrition.
En cas de risque médical probable pour elle ou pour son fœtus, l’avis du médecin est recommandé. Pour ce qui est de l’allaitement, le jeûne ne présente aucun danger sur la femme qui allaite et son bébé. En cas de crainte objective dans certaine situation, risque pour elle ou pour son nourrisson, elle peut ne pas jeûner.
Le jeûne est déconseillé dans les cas suivant :
A en croire Mme Mikhaldi, le jeûne est déconseillé chez les personnes âgées atteint d’une ou de plusieurs maladies et dépendant de prise médicamenteuse.
Il existe aussi les patients présentant une maladie chronique, notamment ceux qui prennent quotidiennement des médicaments, ces malades sont dispensés du jeûne, et il faut les encourager dans ce sens.
Pour ce qui est l’hypertension artérielle (HTA), le jeune et contre indiqué en cas d’HTA maligne, d’hypertension instable ou d’HTA traité par deux ou plusieurs médicaments. Autre contre indication au jeûne pour l’hypertendu c’est la survenue de complications coronaires, cérébro-vasculaire ou d’insuffisance rénale durant le ramadhan. Mais généralement le jeune est autorisé chez les patients traité par un seul médicament en une seule prise sans autre maladie associée et dont la tension artérielle est stabilisée à condition de la contrôler de façon régulière.
Concernant les diabétiques les risques majeurs sont l’hypoglycémie pendant la journée de jeûne, avec les possibles malaises, chutes, comas. Et l’hyperglycémie après la rupture du jeûne, avec les potentielles complications très graves telles que le coma acido-cétosique, les thromboses (formation de caillots obstruant les vaisseaux sanguins).
Donc le jeûne est déconseillé dans le diabète type1 et le diabète type 2 insulinotraité ou ceux qui ont présenté un épisode d’hypoglycémie ; acidocétose ou coma récent de moins de 3 mois.
Continuant, elle affirme qu’Il existe une incompatibilité entre certaines maladies et le jeûne. L’épilepsie par exemple, la survenue de crise comitiales suite à l’arrêt du traitement peut entraîner des complications traumatiques occasionnées par les chutes. Le jeûne est déconseillé, aussi, chez un sujet ulcéreux car il risque de développer des hémorragies digestives mettant sa vie en danger. Par contre le patient qui a un ulcère cicatrisé de plus de 6 mois sous traitement protecteur gastrique est autorisé à jeûner.
Le jeûne est déconseillé, aussi, pour les malades cardiovasculaires qui souffre d’une insuffisance cardiaque avec ou sans hypertension artérielle et ceux qui ont présenté un infarctus du myocarde de moins de 3 mois.
Autres, les personnes souffrants d’affection rénales aigues, les dialysés et les patients qui ont subies, récemment, une transplantation rénale sont strictement interdit de jeûner, conclu-t-elle
Chief Dadi







