Le GADIPPH a organisé samedi, dans un complexe hôtelier de la commune de Cocody, une conférence de presse où ses membres ont exprimé leur désir de s’impliquer activement dans les décisions politiques afin de mieux représenter les intérêts des personnes handicapées en Côte d’Ivoire. Le Président Coulibaly Mamidou a souligné l’importance de soutenir les actions des gouvernements tout en revendiquant une place aux décideurs.
« Nous voulons être intégrés dans le processus décisionnel et soutenir les actions des différents gouvernements. C’est notre objectif », a affirmé Coulibaly, insistant sur la nécessité d’un engagement collectif pour faire entendre les voix des personnes handicapées.
Une Histoire de lutte et de visibilité
Sansan Dah, un autre intervenant, a rappelé l’importance de l’expérience politique dans la lutte pour l’inclusion. Avec une carrière de deux décennies dans divers partis politiques, il a plaidé pour l’égalité des droits des personnes handicapées, affirmant que « les personnes handicapées représentent 15 % de la population et doivent avoir leur place au Sénat et dans les décisions économiques et sociales ».
Les intervenants ont également évoqué la nécessité de faire de la visibilité des personnes handicapées une priorité. « Nous sommes une grande population, mais souvent invisibles. Nous voulons nous rendre visibles et avoir des actions au même titre que les partis politiques », a déclaré Dah.
Un appel à l’action
Germaine Koffi N’Tawo, vice-présidente de l’ONG GADIPPH, a clôturé la conférence en affirmant que l’inclusion politique est essentielle pour une société véritablement inclusive. « Nous sommes déterminés à promouvoir l’égalité des choses et à améliorer la vie des personnes handicapées dans la politique », a-t-elle déclaré, appelant à un soutien collectif pour faire avancer ces luttes.
Le GADIPPH, en tant que groupement, se positionne comme un acteur clé dans la promotion des droits des personnes handicapées, et ses membres sont prêts à engager des actions concrètes pour s’assurer que leurs voix soient entendues dans le paysage politique ivoirien.
CAPI
