« Sortez ! Venez ! On a attrapé le voleur … ! » scandaient des voix dans les coins des couloirs. Les habitants de la cité Siporex 6 jouxtant le commissariat du 19e Arrondissement et la gendarmerie du quartier Toits Rouges (Yopougon / Abidjan) étaient sous le choc et en ébullition ce matin (vendredi 26 mars 2021). Lorsqu’on se rapproche, on aperçoit un jeune-homme d’une trentaine d’année agonisant au milieu d’une foule. Il vient de recevoir une correction à la hauteur de ses mauvais agissements.
C’est un jeune bien connu du quartier de prénom Arnaud. Il a été stoppé net alors qu’il s’attelait à sa tâche habituelle : le vol qui rend meurtries des familles et ses propres connaissances.
A peine sorti de chez lui entre 8 heures et 9 heures du matin, le ravisseur du quartier n’a pas perdu du temps pour faire irruption dans une cours. Là, il réussit à empocher comme à son accoutumé des téléphones portables et bien d’autres objets.
Ironie ! Malheureusement pour lui ou heureusement pour la victime, l’adage « tous les jours pour le voleur, un seul jour pour le propriétaire » s’accomplit. Il est pris en flagrant d’élit de vol. Après l’avoir palpé au peigne-fin, il a été trouvé en sa possession des doubles de clés, de la poudre à l’aide de laquelle il endort ses victimes avant de les voler et ainsi qu’évidemment ce qu’il venait de voler.
Le comble ; alors que la foule négociait pour qu’il s’en sorte au mieux, le malfrat s’est emparé d’une pierre et d’un morceau de bouteille voulant ensommer sa victime et en finir avec elle pour pouvoir s’échapper et fondre dans la nature.
Furieuse, la victime ne s’est pas faite prier pour le faire passer à tabac. Il a reçu de violents coups au point qu’il en perdait connaissance à petit feu avec le visage tout défiguré.
Voyant que les choses tournaient au vinaigre, sa petite amie décide d’alerter la gendarmerie qui urge sur les lieux du forfait pour le tirer d’affaire et lui porter un premier secours avant de le conduire au poste où des procédures judiciaires seront engagées à son encontre.
Habitué de la Maison d’arrêt et correction d’Abidjan (Maca), le jeune Arnaud qui sort récemment d’une maladie, compte y retourner ? A en croire ses continuelles affres dans le quartier l’on répondrait par l’affirmatif « oui » comme le témoignent plusieurs personnes. Moi-même qui rédige ce récit en ai été victime à trois reprises au moins dont le dernier remonte d’environ quatre semaines.
Vivement quelque chose soit faite pour mettre fin à ces actes qui mettent en mal les foyers.
Penouel D.
