Lutte contre l’exclusion : Des personnes sourdes réclament leur place sur le marché de l’entrepreneuriat

Dans un marché vibrant d'activités où les échanges fusent, une question demeure en suspens : où sont les personnes sourdes ? Alors que la dynamique du commerce bat son plein, les sourds, invisibles dans ce paysage, appellent à l'aide des institutions financières pour leur permettre de s'intégrer et de contribuer à l'économie locale.

Balo Souleymane, membre de l’ONG « Conseil de Développement en Coopération pour les Handicapés de Côte d’Ivoire (CODECOHCI) », a partagé, le mardi 9 septembre 2025, son constat alarmant lors d’une récente visite au grand marché de Treichville. Bien qu’il ait observé un grand nombre de vendeurs et de clients, il a noté l’absence frappante de personnes sourdes, remettant en question les raisons de cette exclusion.

« Ce n’est pas que les sourds sont paresseux ou qu’ils n’aiment pas vendre. C’est avant tout une question de moyens financiers et de motivation », a-t-il déclaré. Souleymane appelle les banques et les structures de micro-finance à prêter une oreille attentive à leur cri de cœur, afin de les aider à sortir de la mendicité, souvent devenue leur unique recours.

Balo Souleymane, membre de l’ONG « Conseil de Développement en Coopération pour les Handicapés de Côte d’Ivoire (CODECOHCI) », à droite.

En prenant l’exemple du Nigeria, où les banques financent les personnes handicapées et leur permettent de prospérer, Souleymane souligne l’importance de l’inclusion financière. « Nous voulons évoluer au même niveau que les autres. Les sourds peuvent vendre des vêtements, par exemple, et rembourser après », a-t-il ajouté.

Le président de CODECOHCI appelle également à un plan de soutien pour les sourds sans diplôme, en reconnaissance des efforts du gouvernement pour l’embauche. Mais il est clair que sans un soutien financier adapté, beaucoup resteront à l’écart de cette dynamique économique.

Cet appel à l’action résonne comme un urgent plaidoyer pour l’égalité des chances, invitant les institutions financières à repenser leurs stratégies d’inclusion et à donner aux sourds les moyens de s’affirmer dans le monde du travail.

GMK

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