Mali/Terrorisme: La ministre Française des Armées annonce la mort du chef terroriste Abou Abderahman Al Maghrebi
Le Marocain Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, considéré comme le numéro deux et leader religieux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation jihadiste reliée à Al-Qaïda, a été tué par les forces françaises au Mali début octobre, a annoncé mardi 5 octobre 2019 Florence Parly, la ministre des Armées, revenant d’une tournée dans le Sahel.
Cette opération qui a eu lieu « dans la nuit du 8 au 9 octobre 2019 » sur le sol malien a vu la participation des forces maliennes et le soutien américain précise Florence Parly, Ministre des Armées Française dans un communiqué à Agence France Presse (AFP).
Ali Maychou était « le deuxième terroriste le plus recherché au Sahel – y compris par les Américains », a poursuivi la ministre. Il avait rejoint Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en 2012. Il en était devenu le leader spirituel avant de participer à la fondation du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) en 2017 avec Iyad ag Ghali, le numéro un de l’organisation dont il était le plus proche fidèle (et qui est en tête de la liste des personnes recherchées).
Le GSIM a revendiqué les attaques récentes fin septembre début octobre contre les forces maliennes à Boulkessi et Mondoro avec 40 militaires tués. Le groupe a aussi revendiqué l’attentat de Ouagadougou de mars 2018 (8 morts). Les attentats de Ouagadougou de 2016 (30 morts) et 2017 (19 morts) sont également l’œuvre d’Al-Qaïda.
« Il s’agit de la neutralisation d’un personnage très influent », a déclaré à l’AFP Florence Parly, au lendemain de sa visite au Burkina Faso, où elle a rencontré des forces spéciales françaises.
Cerveau de l’expansion d’al-Qaïda au Sahel, artisan de l’unité des katibas du sud au sein du GSIM, Ali Maychou est le deuxième personnage d’importance du GSIM tué cette année, après la mort de l’Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame en février.
Source RFI







