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Mort de 13 soldats français au Mali: Les boîtes noires des deux hélicoptères ont été récupérées

Treize militaires français engagés dans l’opération Barkhane au Mali sont morts lundi 25 novembre dans le crash de deux hélicoptères. Le porte-parole de l’Armée annonce ce mercredi matin que les boîtes noires des deux appareils ont été récupérées.

Les boîtes noires des deux hélicoptères militaires accidentés lundi soir au Mali ont été récupérées et vont être analysées, a déclaré mercredi matin à BFMTV le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major des armées, deux jours après l’accident qui a causé la mort de 13 militaires français au Mali.

Les corps des treize militaires tués « sont maintenant dans une emprise française » et « les opérations de rapatriement vers la métropole vont pouvoir débuter », a également indiqué le colonel Barbry. « Les deux boîtes noires des hélicoptères ont été récupérées, elles seront remises aux autorités compétentes à des fins d’analyse », a-t-il précisé.

Interrogé sur la radio France Inter, le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, a précisé que, « dans les prochains jours, les boîtes noires vont parler ». « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé », a-t-il ajouté, « mais une opération militaire au Sahel, c’est toujours un exercice de très haute couture (…) qui exige une coordination extrêmement fine, dans des conditions toujours difficiles, dans des conditions de combat ».

« Cela peut plus facilement ou plus certainement mener à des risques ou des accidents », a-t-il ajouté, précisant qu’il ne faisait pas de doute que ces treize officiers et sous-officiers « sont morts au combat » et non dans un simple accident.

Une des plus grandes pertes pour l’armée française

Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des djihadistes lundi soir dans le sud du Mali, causant la mort de 13 militaires, l’une des plus grandes pertes pour l’armée française depuis l’attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

« Il est trop tôt pour pouvoir préjuger de la date de ces différentes analyses, on va laisser aux spécialistes le temps qu’il convient pour analyser tous les paramètres de vol qui sont dans ces boîtes noires », a-t-il poursuivi. « Aucune piste n’est écartée, c’est au bureau enquête-accident qu’il reviendra de déterminer les causes de cette collision supposée. »

Barbry a précisé que les conditions de vol durant cette opération étaient « extrêmement compliquées ». « Les nuits sont classifiées de 1 à 5, 1 pour les plus claires jusqu’à 5 pour les plus noires. Une nuit de niveau 5 (comme c’était le cas ici, ndlr) c’est une nuit sans Lune, éventuellement avec une couverture nuageuse, qui rend les conditions de vol extrêmement difficiles. Les pilotes oeuvrent avec des jumelles de vision nocturne qui intensifient la lumière résiduelle quand il n’y a pas de Lune, pas de sources de lumière artificielle comme des villes, comme c’est le cas dans cette région », a encore expliqué le colonel Barbry.

Celui-ci a également déclaré que les « hélicoptères de l’armée française ne sont pas équipés de systèmes anti-évitement, ce qui n’aurait pas de sens dans la mesure où justement ces hélicoptères sont prévus pour voler en patrouille ».

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