Mort du Colonel-Major Wattao : Ce qui a emporté l’ex-homme fort de la rébellion

La rumeur l’avait annoncé mort à la mi-décembre 2019. Cette fois le Colonel-major Issiaka Ouattara dit « Wattao » a définitivement rangé les armes à 52 ans dans la nuit du dimanche 05 au lundi 06 janvier 2020 à Washington aux Etats-Unis, de sources concordantes.
Souffrant d’un diabète avancé détecté tardivement selon Jeune Afrique, le colonel-major Issiaka Ouattara avait été évacué aux États-Unis le 13 décembre 2019, dans un établissement spécialisé de New York. Il était accompagné de plusieurs membres de sa famille.
Promu le 18 décembre Colonel-Major par le Chef de l’État Alassane Ouattara, malgré son état de maladie, Wattao était l’un des Com’Zones les plus modérés.
Cependant, sa proximité avec Guillaume Soro (l’ex-chef de la rébellion), l’avait éjecté de son poste de Commandant de la Garde Républicaine au début de la guéguerre Ouattara-Soro.
Epinglé par plusieurs rapports d’ONG des droits de l’Homme et cité dans plusieurs détournements et blanchiments d’argent, Wattao n’avait jamais été inquiété par la Justice car jouissant des grâces du pouvoir comme plusieurs ex-chefs de la rébellion.
Wattao, l’un des seigneurs de la rébellion
En 1999, ce Koulango originaire de Doropo, une commune située dans l’extrême nord-est du pays, avait été arrêté après le coup d’État du général Robert Gueï. Deux ans plus tard, il s’exile au Burkina Faso, d’où sera créée la rébellion, relate Jeune Afrique.
Wattao deviendra l’un des maîtres de Bouaké. Il dirige le bataillon Anaconda, puis deviendra chef d’état-major adjoint des Forces armées des FN. En 2008, il remplace Zacharia Koné en tant que comzone de la zone Centre-Ouest. C’est de cette région qu’il mènera, en 2011, en pleine crise postélectorale, l’une des offensives sur Abidjan.
Dimitry Chrysostome







