Ronde du Social à Agnibilékrou : la cotisation sociale présentée comme un bouclier contre le malheur
À l’occasion de la 6ème édition de la Ronde du Social, le stade Pascal Kouakou Abinan d’Agnibilékrou a servi de cadre à une étape marquée par des messages forts sur la protection sociale. Le ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Adama Kamara, s’est adressé aux populations de l’Indénié-Djuablin, au nom du Président de la République Alassane Ouattara et sous l’autorité du Premier ministre. Après avoir salué l’ensemble des autorités présentes, notamment les Chefs traditionnels et religieux, les élus, les directeurs généraux et responsables des institutions de prévoyance sociale, il a rendu un hommage appuyé à l’illustre parrain du lieu, Pascal Kouakou Abinan, rappelant qu’en 2019, sous son autorité, la Couverture Maladie Universelle a connu ses premiers pas dans son opérationnalisation. Le ministre a également remercié chaleureusement Siandou Fofana, Député-Maire d’Agnibilékrou, frère et collègue, pour son hospitalité et la qualité de l’accueil, tout en soulignant la portée de l’événement rehaussé par le corps préfectoral et la mobilisation institutionnelle.

Dans son intervention, Adama Kamara a expliqué l’objectif de la Ronde du Social : sensibiliser et donner aux populations les clés pour comprendre et exercer leurs droits en matière de santé, de sécurité et de retraite. Il a reconnu la force de la solidarité ivoirienne, fondée sur le cœur et la mobilisation collective lors des malheurs, mais a relevé que cette solidarité intervient souvent trop tard, lorsque la maladie a déjà asséché les ressources et contraint les familles à vendre des champs, à retirer des enfants de l’école ou à se tourner vers le quartier. Face à cette réalité, il a présenté la protection sociale comme une solidarité organisée et anticipée, traduisant concrètement la maxime « Gouverner, c’est prévoir », en référence au dispositif déjà mis en place par le Chef de l’État : CMU pour la santé, RSTI pour la sécurité, ainsi que des dispositifs de retraite et de régimes complémentaires destinés à assurer des lendemains plus dignes.

Le ministre a insisté sur le rôle de la cotisation, présentée comme la pierre manquante pour faire fonctionner pleinement la protection sociale. Selon lui, les démarches sont disponibles, les guichets sont ouverts et les agents déployés, mais chaque citoyen doit apporter, chaque mois, sa contribution pour transformer le système en véritable bouclier contre les coups du sort. Il a martelé que « cotiser n’est pas une charge », mais une manière de garantir la dignité, de se tenir debout le jour où le malheur frappe, sans être contraint à quémander ou à compromettre l’avenir des enfants. Pour illustrer l’importance de l’ensemble, il a utilisé une image proverbiale : « Un seul bracelet ne fait pas de bruit », soulignant qu’une cotisation isolée pèse peu, mais que des millions de contributions réunies peuvent protéger tout un peuple.

En clôture, Adama Kamara a appelé les populations d’Agnibilékrou et de tout le Djuablin à relayer ce message dans chaque village et campement : la protection sociale est l’affaire de tous et elle commence par la cotisation de chacun, pour une Côte d’Ivoire solidaire et inclusive.
GMK







