ActualitésSensibilisation au handicap

Tchad: Abakar Moussa Kallé, entraîneur de foot malgré son handicap

Handicapé moteur, Abakar Moussa Khali a converti son rêve de footballeur en entraîneur. Il dirige les séances des entraînements de football sur un fauteuil roulant.  Malgré son handicap, ce jeune homme rêve désormais d’être comme Jürgen Klopp, le coach de Liverpool.

Son rêve est d’être sur le terrain, taper sur le ballon comme les autres. Mais son handicap l’en a empêché. Alors, il décide d’être entraîneur de football pour transmettre son envie de jouer au football aux autres et se donne le moyen d’y parvenir. La ponctualité est de rigueur. Il arrive au terrain avant les autres et prouve qu’être une personne handicapée n’est pas un frein. Le garçon a tout pour ressembler à son idole, l’Allemand, Jürgen Klopp, le coach de Liverpool. Il porte à l’identique son vert correcteur et imite son style managérial.  « Jürgen Klopp est un entraîneur qui a du caractère, et moi aussi j’ai besoin du caractère pour avancer », confit-il.

Depuis 2008, il entraîne des enfants au quartier. Il a commencé avec cinq adolescents sur une ruelle. N’ayant qu’un seul ballon, piquet en bois et trois poulots. Aujourd’hui, il compte plus de 100 académiciens réparti en différente catégorie (U10, U15, et U17).

 « Tout le monde disait que c’est une peine perdue vu mon état physique. Mais moi, Je me réconfortais à la détermination de mes joueurs et le soutien de ma famille », souligne t-il.

Abakar est autodidacte. Il apprend à la télé, dans des manuels, et des conseils des quelques coaches. Jamais, il n’a participé à une formation des entraineurs toute catégorie confondue.

« J’ai postulé à des formations, des recyclages, par exemple pour la licence C, mais on  me n’a pas retenu », témoigne-t-il. Pour lui, c’est la discrimination. Le centre d’Abakar vit de l’amour de son coach et des cotisations des joueurs. Les ambitions sont énormes sur ce terrain.  Coach, comme il est appelé, veut compter d’ici quelques années ses joueurs au championnat européen. Pour lui, être le sélectionneur de l’équipe nationale du Tchad comblera son rêve brisé d’être footballeur.

Pour ces souhaits, il ambitionne déposer ses valises ailleurs pour se perfectionner. « En Europe personne ne fait cas de l’état physique d’une personne. On voit juste l’apport de la personne, son intelligence mais malheureusement ici on nous juge selon nos apparences », dénonce le jeune coach.

Chief Dadi

Source : Tchadinfos.com

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