Un cas de cancer sur 25 lié à la consommation d’alcool (même modérée)

Une étude du Centre international de recherche sur le cancer révèle qu’un cas de cancer sur 25 serait dû à l’alcool.
En 2020, 741 300 cas de cancers se seraient déclarés à cause de l’alcool, consommé de toutes les façons, y compris modérément. C’est du moins ce qu’estime le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), dans une étude publiée ce 14 juillet dans la revue The Lancet. Cette dernière a été menée sur les dépistages de l’année 2020 et comporte une marge d’erreur, notamment du fait de la crise sanitaire qui a repoussé la détection et le traitement de nombreux cancers partout à travers le monde.
Il y aurait certains cancers plus à risques que d’autres. L’étude les liste au nombre de sept : on trouve les cancers de la cavité buccale, le cancer du foie et celui du sein pour les femmes, le cancer de l’oesophage, celui du larynx, du pharynx ou encore celui du côlon-rectum.
Deux verres d’alcool par jour, 100 000 cancers
Evidemment, la quantité d’alcool consommée joue un rôle important dans le risque de développer ces pathologies. La grande majorité des cancers (86%) qui y sont imputés proviendrait d’une consommation excessive. Mais boire de l’alcool en quantité raisonnable (soit un maximum de 2 verres par jour) constituerait déjà un facteur de risque. Cela représenterait sur ce total estimé de 740 000 cas en un an, environ 100 000 cas, note le CIRC.
Le CIRC dresse aussi la carte des pays les plus touchés par ce fléau, avec en première place la Mongolie, où 10% des cancers seraient dûs à l’alcool. En France, cela représenterait environ 20 000 personnes par an, soit 5% des cas. La dernière place estattribuée à un pays musulman, où boire de l’alcool est proscrit, il s’agit du Koweït, qui enregistrait en 2020 seulement 5 cas de cancers qui pourraient y être liés.
Si le lien entre alcool et cancers n’est pas nouveau, cette étude permet de pointer du doigt plus précisément les types de pathologies liées et de les quantifier. A la lumière de ces observations, le CIRC conclut que des campagnes de sensibilisation sur les risques liés à l’alcool doivent continuer d’être menées.
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