8ème Congrès de la LIDHO : Un nouvel engagement pour les droits humains en Côte d’Ivoire
La Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) a tenu son 8ème Congrès Ordinaire du 5 au 8 septembre 2024, au Foyer Jeune Viateur de Bouaké, rassemblant des délégués des 62 sections à travers la Côte d'Ivoire. Cet événement marquait non seulement la clôture du mandat précédent, mais aussi le renouvellement de ses instances dirigeantes pour un nouveau mandat de trois ans.

Le congrès a été marqué par la réélection de NETH Willy Alexandre à la présidence du Bureau Exécutif National (BEN), ainsi que la reconfirmation de AVO BILE Bernadette à la tête du Bureau du Conseil d’Administration (BCA). N’ZI Armel et KOUAKOU Fiacre ont également été élus Commissaires aux Comptes. Ce renouvellement témoigne de la volonté de l’organisation d’être plus efficace dans la défense et la promotion des droits humains.

KONATE Mampha, Présidente du Comité d’Organisation, a exprimé sa gratitude aux participants pour leur intérêt, tandis que SORO Zoumana, Président de la section LIDHO de Bouaké, a insisté sur le devoir des défenseurs des droits humains de résister à toute forme de pression.
NETH Willy Alexandre, dans son allocution de bilan, a évoqué les nombreux défis rencontrés durant le mandat précédent.
“Il est important de maintenir un engagement constant envers la justice et la dignité humaine”, a fait savoir le président nouvellement élu du BEN. AVO BILE Bernadette a également encouragé les membres à poursuivre leur lutte pour les droits humains, en remerciant les partenaires soutenant ces efforts.
Plusieurs thématiques discutées
L’une des nouveautés du congrès a été l’inclusion d’activités scientifiques ouverts au public. Le Pr KAMATE Banhouman André, Président d’honneur de la LIDHO, a inauguré cet événement avec une conférence sur « Quelle contribution des défenseurs des droits humains pour consolider l’État de droit ? ». Cette intervention a préparé le terrain pour quatre panels de discussion sur des thématiques cruciales telles que la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire, les droits humains des communautés locales face aux entreprises minières, les défis et progrès dans la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et la protection des données personnelles et les droits de l’Homme. Ces thématiques ont suscité des échanges nourris, débouchant sur des recommandations visant à renforcer l’engagement de la LIDHO. Plusieurs recommandations pour l’avenir ont été formulées notamment la sensibilisation sur les violences domestiques et la vulgarisation des lois de protection contre les VSBG, le renforcement de la régulation et de la cybersécurité pour mieux protéger les données personnelles, une implication accrue de la société civile dans les processus décisionnels ect.
Une lueur d’espoir pour les droits humains
Le congrès de la LIDHO a renforcé son rôle en tant qu’acteur clé dans la défense des droits humains en Côte d’Ivoire. Avec des objectifs clairs pour les trois prochaines années, l’organisation semble résolue à faire face aux défis futurs, tout en maintenant un dialogue constructif avec les autorités et la société civile. Le chemin est encore semé d’embûches, mais avec détermination et engagement renouvelé, la LIDHO s’affirme comme une voix incontournable pour la défense des droits fondamentaux en Côte d’Ivoire.
GMK







