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Côte d’Ivoire : l’ONG ONPHA-CI sensibilise sur la dénonciation des violences basées sur le genre à Yopougon

L’Organisation Nationale des Parents des Handicapés Auditifs de Côte d'Ivoire (ONPHA-CI) a organisé, le vendredi 24 septembre 2021, à Yopougon, une sensibilisation communautaire de proximité pour la dénonciation des violences faites aux genres (VBG).

L’Organisation Nationale des Parents des Handicapés Auditifs de Côte d’Ivoire (ONPHA-CI), a pris d’assaut l’une des gares routières de la commune de Yopougon, sise au quartier “Sable”, pour inviter les conducteurs et les passagers à de bonnes pratiques concernant les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive. Ceci, afin de prévenir et de restreindre l’évolution des VBG.

Cette activité de sensibilisation avait pour but d’informer la population de la commune de Yopougon sur les viols dont elles peuvent être victimes, ainsi que les différentes voies de recours à leur portée en cas de danger. Afin de faire aisément passer le message, la sensibilisation a été principalement menée auprès des chauffeurs et des passagers dans les gares routières.

‘’Nous invitons les conducteurs et les passagers à de bonnes pratiques concernant les VBG. Ceci, afin de prévenir et de restreindre l’évolution de ce phénomène. Ces bonnes pratiques sont essentiellement la dénonciation des cas de viols et autres formes de VBG dont ils ont écho dans leurs communautés respectives via les numéros vert (1306 et 116) ou en saisissant les autorités compétentes’’, a indiqué Mr N’guéttia, point focal de l’Ong ONPHA-CI relativement au projet violences faites aux femmes et la santé sexuelle et reproductive dans la commune de Yopougon.

A en croire Mr N’guéttia, ce sont 13 survivantes pour les cas de viol à Yopougon qui ont pu être enregistrés en 2020 et 53 cas de viols au niveau des quatre organisations chargées de la mise en œuvre dudit projet dans les différentes localités.

‘’Nous avons profité pour sensibiliser les chauffeurs, les passagers et les responsables de la gare de AVS sur les VBG. Nous collons également des affiches dans ces différents endroits. Nous avons choisi la gare car, la plupart des gens empruntent un moyen de transport. Et, quand il y a des cas de viol, ce sont les chauffeurs de véhicules qui sont sollicités pour transporter les victimes à l’hôpital. Aussi, quand nous organisons des activités de sensibilisation, les chauffeurs n’ont pas l’information en temps réel’’, a-t-il indiqué.

La majorité des parents sont ignorants et généralement les règlements se font à l’amiable. Dans le cadre de ce projet, nous nous intéressons uniquement aux cas de viol, a-t-il ajouté.

Selon le président de l’ONPHA-CI, ce ne sont pas que les 13 survivantes enregistrées l’an dernier qui ont été victimes de viol. Il y en a eu plusieurs mais, ce sont ces 13 survivantes qui ont accepté de dénoncer leurs différents bourreaux.

‘’Il y a eu dans une même cour commune, près de 6 enfants et quant on a commencé pour débuter la procédure, deux jours après, les parents nous appellent pour nous signifier que les enfants n’ont pas été violés. Il y a eu le cas d’une jeune fille qui s’est faite violée et la sœur de la victime se plaignait. La difficulté ici, le violeur était le propriétaire de la cour et la famille de la survivante allait être obligée de quitter la cour en question, ce qui a empêché la procédure de suivre son cours. De manière général, l’un des gros problèmes de notre pays, différemment par exemple du Burkina Faso où il y a des maisons ou centres d’accueil, en Côte d’Ivoire, il n’y a n’en pas. Donc, quand vous allez vers ces personnes et quant elles sont de bonne fois et qu’elles veulent faire la dénonciation, on est obligé pour certains cas et pour des raisons sans doute valable mais, c’est vrai que ça ne respecte pas forcément, il aurait fallu qu’il ait des initiatives en ce sens pour avoir des centres d’accueil qui, lorsqu’on s’en va, on sauve au moins la petite, on la met dans un centre d’accueil, le temps de régler et de pouvoir partir, c’est aussi ça l’une des grosses difficultés’’, a faire savoir Camille Tano, président de l’ONPHA-CI.

D’après Mr Tano, dans le contenu du projet, dès qu’il y a un signalement de viol, le point focal de l’organisation se rend sur les lieux. Il s’entretient avec la survivante et quand c’est avéré, il la prend et l’envoi à l’hôpital pour faire les examens qu’il faut car, il y a des fonds mis à sa disposition. Si un accompagnement juridique s’impose, le point focal le fait avec l’ONG Dignité et droits pour les enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI), organisation porteuse du projet. Au niveau psychologique, un suivi est également fait.

L’activité, rappelons-le s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Projet inclusif de promotion de la santé sexuelle reproductive et de lutte contre les viols, les violences sexuelles et psychologiques faites aux filles et aux femmes handicapées et non handicapées (SSR/VBG) financé par ONU-FEMMES. Ce projet est porté par L’ONG Dignité et droits pour les enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI). L’Organisation Nationale des Parents des Handicapés Auditifs de Côte d’Ivoire (ONPHA-CI), la CARITAS, UNAFEH-CI, la CARITAS Diocésain de Bouaké, sont respectivement les organisations de mise en œuvre du projet pour les localités de Yopougon, Port-Bouët, Koumassi et Bouaké.

GMK

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Guy Martial Kouassi

Guy Martial Kouassi, Journaliste Web à Ivoirehandicaptv.net depuis 2019. Auparavant, j'ai exercé ce métier tout d'abord sur le site internet www.lebabi.net dans les rubriques Faits divers et High Tech en 2013, ensuite dans le journal papier ''La Synthèse'' au service culture et en ligne www.lasynthèse.net en 2017
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