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Confinement: Autisme, les familles lancent des cris, des SOS

Une vague de confinement a déferlé sur le monde, privant des millions de familles de liberté et rendant le quotidien des personnes autistes, au mieux difficiles, au pire dramatiques.

« Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je vis, explique la maman d’un adolescent autiste sévère. Cet enfermement c’est l’enfer. » « C’est de plus en plus difficile à gérer car, si elle ne sort pas, elle fait des crises, confie celle de Jeanne sur France 3. Les enfants autistes, c’est très ritualisé, il ne faut pas bousculer leur quotidien ». Bravant les restrictions, elle a pris sa voiture pour aller promener sa fille deux heures dans les bois, prenant le soin d’emporter une attestation du médecin mais redoutant néanmoins les contrôles. D’autres appels au secours : « Nous vivons à cinq sous le même toit, mon fils de 25 ans ne supporte pas d’être enfermé, il a tout cassé dans la maison et j’ai peur pour ma vie ». « Mon fils a l’impression d’étouffer. Il se tape la tête contre les murs, aidez-moi ».

4800 mails envoyés par les parents

L’association SOS autisme France lance un coup de gueule, elle a reçu 4 800 mails de parents « désespérés parce que, pour certains, ils n’ont pas eu d’autres choix que de donner des traitements très lourds » et se dit bien « impuissante face à ces familles qui nous demandent de l’aide ». Sa présidente, Olivia Cattan, ajoute : « Rien n’a été réfléchi ni organisé par Madame la MinistreAu-delà de la difficulté du moment présent, certains parents redoutent, en l’absence de prise en charge, de voir leur enfant régresser. » « Il ne faut pas oublier que, plus ce sera long, plus la transition pour la reprise des activités sera difficile », s’inquiète Chams-Ddine Belkhayat, papa d’un garçon autiste, et président de l’association Bleu network.

Macron allège les règles de confinement pour cette cible

Ces SOS ont-ils été entendus ? Le 1er avril, Emmanuel Macron annonce un aménagement des règles de confinement pour les personnes autistes, en les autorisant à sortir « un peu plus souvent » dans des lieux « porteurs de repères rassurants » (article complet en lien ci-dessous). Cette mesure avait déjà été adoptée par l’Espagne le 20 mars 2020. « Elle permet aux familles d’organiser et de rythmer les journées des enfants de façon plus dynamique afin qu’ils puissent également se dépenser physiquement et réduire leur anxiété », poursuit Chams-Ddine Belkhayat ; via son association, il encourage à l’activité et a mis en place un événement fédérateur en ligne dédié à l’autisme, incitant les parents à poster de courtes vidéos sur les thèmes du sport et de l’art.

Handicap.fr

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