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Coronavirus/Abidjan : Transports publics, marchés et maquis bondés de monde malgré les mesures gouvernementales

Les ivoiriens se confient plus en Dieu malgré les mesures d’interdictions prises par le gouvernement à savoir la fermeture de certaines liaisons aériennes et l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur l’ensemble du territoire national.

Deux jours après ces décisions que tout le monde attendait, l’heure est à l’inquiétude car dans la réalité, les ivoiriens côtoient le virus et la mort tous les jours.

 Les bus de la Société de Transport Abidjanaise (SOTRA) sont bondés de monde comme si de rien n’était. Les transports privés en commun sous l’appellation de Gbaka, Wôrô-Wôrô, eux ne désemplissent pas. Même cas pour les bateaux bus et pinasses qui assurent les transports lagunaires.

 Les grands marchés de la ville d’Abidjan sont saturés de monde comme d’habitude. Dans plusieurs communes d’Abidjan notamment à Yopougon,  les ivoiriens continuent de se retrouver en nombre important dans les buvettes, caves,  maquis, bars pour boire et échanger sans se soucier des risques de contamination au coronavirus.

Pour certains observateurs, le gouvernement lui-même ne montre pas le bon exemple. « Le pouvoir interdit les rassemblements de plus de 50 personnes et profite de cette situation pour réunir des centaines de députés pour adopter le projet de réforme Constitutionnelle. Pire, lors de la réunion politique du RDR (Parti au pouvoir), l’on a assisté à des violations des mesures décrétées notamment les accolades, embrassades après l’annonce du président Ouattara de céder la place à Amadou Gon Coulibaly, l’actuel premier ministre », accuse N’dri Martial, un sociologue.

Pour beaucoup d’ivoiriens, le gouvernement malgré les efforts consentis démontre qu’il n’est pas prêt à faire face aux conséquences du Coronavirus surtout avec les rififis constatés à l’INJS où des dizaines de personnes sont en quarantaine sans mesures d’accompagnement. « Ça piétine et la riposte est mal organisée. Le gouvernement risque d’amplifier la psychose s’il ne revoir pas sa  gestion de cette situation. Aussi, les autorités sont conscientes que les transports en commun et autres lieux sont fréquentés en masse mais pour l’heure ils préfèrent visiblement préserver l’économie car un arrêt de l’activité économique serait une catastrophe pour la Côte d’Ivoire qui n’a pas forcement les mêmes ressorts économiques que les pays développés », prévient une source médicale.

Les quelques habitants rencontré ne doutent pas de la bonne foi des autorités à préserver la vie des ivoiriens mais ces derniers préfèrent tourner le regard vers le ciel car conscient que la Côte d’Ivoire n’a pas les ressources nécessaires pour faire face à une crise sanitaire d’ampleur comme en France et en Italie.

Dimitry Chrysostome

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