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Côte d’Ivoire/Adoption d’une loi anti-tabac: Le ROCTA-CI fait le point de la lutte

TALL Lacina, Président du Comité Universitaire Unesco pour la Lutte contre la drogue et les autres pandémies(CLUCOD) ainsi que du Réseau des ONG actives pour le Contrôle du Tabac en Côte d’Ivoire (ROCTA-CI), a donné plus d’informations sur la lutte anti-tabac en Côte d’Ivoire lors d’une conférence de presse, le 23 août 2019, au siège de l’OMS.

« En Côte d’Ivoire, on estime le taux de prévalence du tabagisme à 14,6 % dans la population générale selon les données de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2011-2012, avec plus de 9111 décès par an selon l’atlas du Tobacco(2018). Le tabagisme est incriminé dans 90% des cancers du poumon, il aggrave les maladies respiratoires et il majore les accidents cardiovasculaires de même que les infarctus du myocarde. De plus, 33,1% de personnes sont exposées à la fumée secondaire. Il constitue de ce fait un problème de santé publique », a rappelé Tall Lacina.

Pour lui, il est temps que la loi anti-tabac élaboré et approuvé par les députés soit promulguée par le chef de l’Etat pour renforcer la lutte par des moyens juridiques légaux.

« La Côte d’Ivoire, à travers ses pouvoirs exécutif et législatif, a pris la pleine mesure du danger qui menace sa population. Ainsi depuis le 17 juillet 2019, elle s’est dotée d’une loi antitabac. Cet acte fait aujourd’hui la satisfaction des partenaires nationaux et internationaux.  Nous voulons donc féliciter la société civile mais surtout le Parlement et le Gouvernement », a souligné Tall Lacina.

Avant de prévenir : « Nous voulons rappeler que nous sommes engagés dans un combat de longue haleine et que nous devons redoubler d’effort. A ce propos, nous devons être vigilants sur un certain nombre de points.  Certes  nous nous réjouissons du fait que la loi est adoptée mais plusieurs défis restent à relever.

En effet, la prise de la loi en elle-même ne saurait être une panacée si tout le dispositif légal pour sa mise en œuvre effective n’est réalisé. Nous pensons, notamment à :La promulgation de la loi antitabac, la prise de texte d’application (décrets, arrêtés), la prise d’initiatives pour contrer les actions des firmes de tabac », a conclu Tall Lacina.

Rappelons que le tabagisme appauvrit les ménages des fumeurs (besoins de base difficiles à satisfaire) et favorise la perte de revenus. Le coût de la prise en charge des maladies liées au tabac est supérieur aux recettes générées par la taxe sur le tabac. Une enquête réalisée en 2005 a évalué à 28 milliards de F CFA le coût de la prise en charge annuelle des maladies induites par le tabac en Côte d’Ivoire.

Dimitry Chrysostome

 

 

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