Actualités

Côte d’Ivoire/Après l’assassinat d’une femme handicapée à Daloa: Les associations de personnes en situation de handicap annoncent plusieurs actions

Suite au décès de Dame Karidjatou, 29 ans, une jeune femme en situation de handicap moteur par le sieur Zongo Yembi, 59 ans, de nationalité burkinabé, à Wandagué, village situé à 7 km de la ville de Daloa (centre-ouest de la côte d’ivoire), les associations des personnes en situation de handicap dont l’Union nationale des femmes handicapées de Côte d’Ivoire (UNAFEHCI), l’Assocition nationale des sourds de Côte d’Ivoire (ANASOCI), l’association des paralytiques de Côte d’Ivoire…se sont réunies ce jeudi 27 juin 2019, au siège de la fédération des associations pour la promotion sociale des handicapés de Côte d’Ivoire (FAHCI) pour dénoncer cet acte barbare et annoncer plusieurs actions telles qu’une journée de sensibilisation dans la localité où le crime a été commis, une journée nationale de deuil en la memoire de Dame Karidjatou dans les jours à venir.

« Le drame perpétré à l’encontre de cette dame et de son enfant et le motif de cet assassinat sont les preuves de ce que les femmes handicapées sont l’objet de toutes formes de violences basées sur le genre malgré les mesures de protection de notre gouvernement qui sont entre autres, la constitution du 8 novembre 2016, en ces articles 32, 33, 35 qui stipulent que l’état et les collectivités publiques assurent la protection, le développement de la femme », a indiqué Anne Cécile Konan, présidente de l’UNAFEHCI et secrétaire générale de la FAHCI.

Pour elle, l’État et les collectivités publiques doivent prendre des mesures nécessaires en vue d’éliminer toutes formes de violence faite à la femme et à la jeune fille.

Profitant de cette lucarne, la SG de la FAHCI a invité le gouvernement à prendre toutes les mesures pour que la famille de cette dame puisse entrer dans ses droits.

Elle a également souhaité que les droits des personnes handicapées de façon générale soient véritablement respectés et particulièrement ceux des femmes en situation de handicap du fait de leur double vulnérabilité.

« Nous profitons pour interpeller les organes de défense des droits de l’homme, le ministère de la famille de la femme et de l’enfant à se saisir immédiatement de ce dossier pour nous accompagner jusqu’à ce que nous puissons obtenir justice », a-t-elle signifié avant d’inviter les parlementaires ivoiriens à adopter et à prendre des lois pour que les personnes handicapées se sentent réellement protégées.

DSM

Commentaires
Bouton retour en haut de la page
X