Côte d’Ivoire/Camille Tano (Pca de l’ONPHACI): « Il faut que chaque parent accepte l’état de handicap de son enfant »

Camille Tano Kouassi, enseignant de formation dans le primaire, président du conseil d’administration de l’organisation nationale des parents pour handicapé auditif de côte d’Ivoire (ONPHACI) depuis 2015 et également Président depuis 2018, du bureau exécutif de l’Union nationale des organisations des parents des personnes handicapées de Côte d’Ivoire (UNOPAH-CI) estime que la première insertion et intégration de l’enfant en situation de handicap dans la société est le nid familial contrôlé par les parents.
Pour lui, les parents devraient d’abord accepter la condition de handicap dans laquelle l’enfant se trouve et accomplir ensuite ses obligations vis-à-vis de lui.
« Pour qu’une personne en situation de handicap se sente bien dans sa peau, il faut bien que son insertion, son intégration, son acceptation commence d’abord par sa famille, c’est la première chose », a-t-il affirmé avant de préciser que depuis longtemps, les parents ont été absents de ce point de vue et cela a obligé les enfants à jouer ce rôle pour se défendre en tant qu’enfant et en tant que parent.
Estimant que plusieurs enfants handicapés ne sont pas enfant unique (ni de leur père ni de leur mère), autant papa et maman se lèvent a 4 heures du matin pour bénir les enfants dits normaux, il aurait fallu que ces parents réfléchissent également sur l’avenir de leur enfant en situation de handicap qui n’a pas demandé à naître ainsi.
Selon lui, quand les parents jouent bien ce rôle, les autres choses suivent.
« Autant, nous ne demandons rien à l’État ou à des ONG pour s’occuper de nos enfants dits normaux, autant nous pouvons le faire avec nos enfants en situation de handicap. Pour nous c’est une honte, c’est une déviation d’attendre de la charité pour avancer. C’est vrai, dans les personnes handicapées, il y’a des cas sociaux, il y a aussi chez les enfants dits normaux des cas sociaux. Il faut donc réfléchir à la formation et créer des conditions pour que ces enfants en situation de handicap puissent avoir des formateurs pour pouvoir leur permettre de s’instruire de se former. Il faut aller a l’essentiel, il est question de vivre leurs droits les plus élémentaires », a-t-il conclut.
DSM







