Côte d’Ivoire / Cohésion sociale : Ouverture à Grand-Bassam d’un atelier pour former des journalistes sur les fake news
Un atelier de formation des journalistes sur l'impact des fake news (fausses informations) sur la cohésion sociale en Côte d'ivoire organisé par le Réseau des Professionnels de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) avec l'appui financier du PNUD s'est ouvert ce vendredi 9 juillet 2021, à Grand-Bassam, une ville balnéaire au sud d'Abidjan.

Plus d’une cinquantaine de participants composés de journalistes, de représentants du ministère de la communication, de l’économie numérique, du PNUD, de blogueurs, de responsables d’Ong et de personnes ressources ont pris part ce vendredi, à Grand-Bassam à un séminaire de formation sur les fakes news et la cohésion sociale.
Pour Kouadio Konan Bertin, ministre de la réconciliation nationale, cette initiative entre dans le cadre du projet de gouvernance du Chef de l’État avec la notion du »Vivre ensemble ».
»Il est plus que nécessaire pour moi d’être à vos côtés dans l’édification d’une paix durable et de la cohésion nationale, car, pour moi, les discours haineux ont un impact sur notre jeunesse et lutter contre cela est une initiative louable. Nous espérons que ces ateliers permettront de sensibiliser les participants sur les dangers des fausses nouvelles et nous les invitons à plus de responsabilité en créant un cadre de raffermissement de la paix », a indiqué le ministre Kouadio Konan Bertin.
Béda Guillaume, représentant du ministre de la communication, des médias et de la francophonie qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, a souhaité que cette rencontre donne la possibilité d’acquérir les rudiments et les éléments de langage aux participants pour une sensibilisation réussie dans les médias en ligne et les réseaux sociaux contre les fake news et les discours de haine.
Poursuivant, il a salué cette initiative du REPPRELCI et de son partenaire le PNUD contre la désinformation estimant que celle-ci cadre avec l’ambition de son département ministériel. Avant lui, Arsène Assandé, représentant la représentante du PNUD en Côte d’Ivoire, a déploré que ces fake news sont souvent relayées par des web activistes, des journalistes. Selon lui, les conséquences des fausses informations sont nombreuses sur les populations.
« La désinformation est l’un des premiers ennemis du journaliste professionnel. La vérification de l’information s’impose aujourd’hui avec acuité », a soutenu Arsène Assandé.
D’après Alfred Dan Moussa, les divulgateurs de fausses informations sont parmi les journalistes, les professionnelles des médias et la population pour perturber la cohésion sociale.
»La fausse information est une flèche empoisonnée qu’il faut enrayer car, elle est le premier ennemie du journaliste professionnel. L’information est le seul bien du journaliste professionnel et la vérifier avant publication s’impose aujourd’hui avec acuité », a soutenu Alfred Dan Moussa, directeur de l’ISTC.
«Médias numériques et cohésion sociale», est le thème de ce séminaire de 3 jours qui enregistrera aussi plusieurs sous-thèmes dont le cadre juridique des nouveaux médias et responsabilité des médias numériques, la communication identitaire et non violente, le code de déontologie et régulation des médias numériques, les défis de la désinformation sont au menu de ce séminaire qui s’achèvera dimanche. Cet atelier sera sanctionné par la mise en place d’un comité monitoring de l’OMENCI, a précisé le président du REPPRELCI, Lassina Sermé.
KGM









