Côte d’Ivoire /Koné Yacouba (Pdt CAPH-CI) :« Il y a un amalgame entre personnes handicapées et vulnérables»

Koné Yacouba, président de la Coordination des Associations des Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI) a signifié au cours d’un entretien, «qu’il y a un amalgame entre la notion de personnes vulnérables et personnes handicapées »
Pour lui, la confusion naît du fait que les autorités ivoiriennes ont tendance à mettre dans le même moule les difficultés des personnes handicapées et celles des couches vulnérables. Pourtant, les besoins des personnes vulnérables sont différents de ceux dits vulnérables.
« Les personnes en situation de handicap sont des personnes vulnérables mais notre spécificité et notre organisation fait la différence, les associations des personnes handicapées sont connues des autorités gouvernementales » a déclaré Koné Yacouba
Il plaide auprès de l’État de Côte d’Ivoire pour une bonne prise en compte de la préoccupation des personnes handicapées et pour une planification efficace et visible par la mise sur pieds d’un Ministère consacré à tous les programmes liés de la question du handicap afin de lever le voile sur la confusion qui règne entre ces deux entités
« Dans le cadre de la gouvernance avec le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs(MAEP) , nous avons proposé que soit fait un plaidoyer pour que l’Etat de Côte d’Ivoire crée un Ministère spécifique pour gérer et mettre sur place un programme pour la prise en charge , d’accompagnement et l’insertion des personnes handicapées .
Ces mesures permettront de donner plus de visibilité aux personnes handicapées à travers une politique sociale claire.
S’agissant de la question de l’école inclusive, Koné Yacouba a estimé que l’école n’est pas inclusive car ne prenant pas en compte tous les types de handicap. A en croire M. Koné, le faible taux de scolarisation ces enfants sont une parfaite illustration.
« Des statistiques révèlent qu’il y a près de 191.000 enfants handicapés en côte d’ivoire, ce qui est inquiétant. Les mêmes statistiques disent qu’il y a moins de 10.000 enfants qui sont scolarisés. De ce fait, on ne peut pas confier le destin de 15% de la population à une ONG soutenu par l’Etat qui scolarise quasiment qu’un seul type de handicap et en l’occurrence les sourds. Ce programme ne prend en compte, ni les non–voyants, ni les autres types de handicap. C’est normal que les sourds se fassent des soucis pour la scolarisation de leurs enfants et qu’ils réfléchissent à des stratégies mais confié l’éducation de tous les enfants à une ONG serait une erreur dangereuse et préjudiciable aux personnes en situation de handicap, c’est en sens que nous estimons qu’il n’y a pas de politique sociale en faveur des personnes handicapées », a regretté Koné Yacouba, Président de la CAPH-CI.
Ajoutant qu’il souhaite que l’Etat élabore une politique nationale de scolarisation en faveur de tous les enfants en situation de handicap sous toutes ces formes (sourds, handicapé moteur, mental etc…)
« Nous demandons à l’Etat, de mettre en place pour tous les enfants handicapés de Côte d’Ivoire, une politique de scolarisation claire de sorte à permettre aux parents de suivre un parcours et de connaître le véritable interlocuteur pour la prise en charge de son enfant handicapé », a conclu, le Président de la Coordination des Associations des Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire
Bamba Baba







