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COVID-19/Aide mensuelle de 25 mille FCFA du gouvernement: Ce que les Ivoiriens doivent savoir sur cet argent

À la faveur de la crise à COVID-19, le gouvernement ivoirien a lancé une chaîne d’aide allant jusqu’à l’octroi de 25 mille FCFA par mois sur un trimestre à 177 198 familles dites vulnérables.

Si pour beaucoup cette mesure est à saluer, à la vérité, ce programme avait déjà été lancé en 2015 avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale. Le gouvernement a juste élargi le nombre de bénéficiaires.
En effet, pour soulager les familles vulnérables, le gouvernement ivoirien avec l’appui de la Banque mondiale a lancé en 2015 le Programme filets sociaux productifs (PFSP). Cet appui intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection Sociale (SNPS) adoptée en mai 2014 et consiste en l’octroi d’allocations trimestrielles non remboursables de 36 000 F CFA.

Rentré en vigueur en août 2015 pour la période 2015-2020, la phase du programme, sous financement de la Banque Mondiale et de l’Etat, vise l’amélioration du niveau de consommation, en l’occurrence l’alimentation et l’accès aux services sociaux de base, de ménages ciblés parmi les plus pauvres du milieu rural. Il s’agit de zones abritant en effet, les régions de forte prépondérance de l’extrême pauvreté, selon les données de l’Enquête sur le Niveau de Vie des Ménages (ENV 2015). Le budget est estimé à 29,5 milliards de F CFA dont 76% est dédié aux allocations trimestrielles de 36 000 F CFA, payables jusqu’en octobre 2020 pour la première cohorte, via la téléphonie mobile (Orange Money).

Pour une cible initiale de 35 000 ménages bénéficiaires, cette phase couvre, depuis janvier 2019, 50 000 ménages avec la prise en compte de 15 000 nouveaux ménages dans le cadre d’une phase d’extension initiée avec les économies réalisées. Ces 50 000 bénéficiaires sont repartis entre 882 villages de seize (16) régions. Il s’agit, notammemnt des régions du Tonkpi, du Gbêkê, du Kabadougou, du Worodougou, du Béré, du Hambol, du Bounkani, du Poro, du Tchologo, de la Bagoué, du Folon, du Bafing, du Haut Sassandra, de la Marahoué, du Iffou et du Belier.

Le programme, au titre de la phase II, a enregistré un financement additionnel de la Banque Mondiale d’un montant global de 58,4 milliards de F CFA. Ce montant permet de poursuivre la phase d’extension en l’étendant, en plus du milieu rural, au milieu urbain et en passant de 50 000 ménages à 127 000 en 2020 dont 22 000 en milieu urbain et 55 000 en milieu rural.
Ce sont donc 77 000 ménages complémentaires qui sont pris en compte et qui bénéficieront des allocations trimestrielles sur trois (03) ans, avec des mesures d’accompagnement sur la période 2020-2024.

Ces nouveaux ménages bénéficiaires sont répartis entre plus de 1 500 villages retenus dans 21 régions du pays. En effet, outre les 16 premières, le projet couvre, dans le cadre de cette extension pour le milieu rural, cinq (05) nouvelles régions (Loh Djiboua, Moronou, N’Zi, Grands Ponts et de Indénié Djuablin) et cinq localités chefs-lieux de région, en ce qui concerne le milieu urbain (Abidjan, Bouaké, Daloa, Bondoukou et Korhogo).
Dès 2020, le programme enregistrera un financement de plus de 14 milliards de la Banque Africaine de Développement (BAD) et plus de 6 milliards de l’Etat qui ouvre une perspective pour 100 000 ménages bénéficiaires supplémentaires.

Dimitry Chrysostome & Sercom UGP-FSP

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