Israël: des personnels de santé contaminés par le coronavirus après la première dose de vaccin
Des médecins israéliens rapportent des cas de contamination par le coronavirus SARS-CoV-2 parmi le personnel du plus grand hôpital du pays après administration de la première dose de vaccin anti-Covid-19.

Publié le 1er février 2021 dans la revue en ligne Emerging Infectious Diseases, ce rapport concerne vingt-deux cas de contamination post-vaccinale. Ceux-ci sont survenus lors du lancement de la campagne de vaccination débutée en décembre 2020 au Sheba Medical Center (Ramat Gan). À ce moment-là, Israël connaissait une augmentation importante de l’épidémie de Covid-19 qui avait entraîné un troisième confinement national.
On rappelle qu’Israël a fait le choix de vacciner en priorité le personnel de santé. Parmi les 9 069 employés de ce centre hospitalier, plus de quatre mille (soit 45 % du personnel) ont reçu une première dose du vaccin Pfizer-BioNTech (BNT162b2) au cours de la première semaine de la campagne de vaccination qui avait débuté le 20 décembre. Dans le même temps, le 3 janvier 2021, le taux de positivité dans le pays dépassait les 6 %.
L’unité hospitalière en charge de la prévention et du contrôle des infections a par la suite entrepris de surveiller la totalité du personnel ayant reçu la première dose de vaccin. Pour ce faire, le personnel vacciné a été invité à remplir des questionnaires quotidiens, répondre à des appels téléphoniques, à répondre au personnel de l’unité ou à renseigner des questionnaires en ligne sur la survenue d’éventuels symptômes.
Il ressort que sur les 4 081 employés ayant reçu la première dose de vaccin, 22 (soit environ 0,5 % d’entre eux) ont par la suite développé une infection confirmée à SARS-CoV-2. L’âge moyen de ces personnes était de 43 ans. D’un âge compris entre 31 et 61 ans, ces personnels occupaient toutes sortes de fonctions au sein de l’établissement hospitalier : médecin, infirmière, aide-soignante, chercheuse, psychologue, technicienne, cuisinière, secrétaire, blanchisseuse, femme de ménage, logisticien.
Syndrome grippal pouvant être faussement attribué au vaccin
Parmi les vingt-deux employés ayant reçu la première dose vaccinale et testés positifs à la Covid-19, treize avaient subi un test de dépistage du fait qu’ils présentaient un syndrome pseudo-grippal caractérisé par de la fièvre, des maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires, un mal de gorge. Deux d’entre eux ont été testés car ils avaient indiqué avoir été exposés à des cas confirmés ou suspects de Covid-19 et qu’ils avaient déclaré présenter des symptômes. Des cas d’infection asymptomatique ont également été identifiés chez des employés dans le cadre d’un dépistage.
Au total, sur les vingt-deux cas de Covid-19, onze sont survenus du fait d’une probable contamination communautaire (hors hôpital, dont quatre cas pour lesquels la contamination a, semble-t-il, eu lieu avant ou le jour même de la vaccination) et dix cas dans le cadre d’une transmission secondaire survenue dans l’établissement. Aucun foyer épidémique hospitalier n’a cependant été identifié.
Le délai moyen entre l’injection de la première dose vaccinale et le début des symptômes a été de 3,5 jours (compris entre 0 et 10 jours). Les personnes ont été testées dans les 24 heures suivant l’apparition de la symptomatologie. Les personnes symptomatiques dont le test PCR est revenu positif pour le SARS-CoV-2 n’ont pas reçu la deuxième dose de vaccin*. Il en a été de même pour les individus asymptomatiques ayant été en contact avec une personne contaminée.
Source: lemonde.fr







