Lutte contre le travail des enfants : les artistes ivoiriens invités à s’y engager

A l’initiative de la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, une formation a été faite aux artistes ivoiriens dans l’optique que ceux-ci s’impliquent dans la lutte contre le travail des enfants dans la cacao-culture.
A l’occasion de ce séminaire s’inscrivant dans le cadre de « la caravane Wara tour », la fondatrice de la fondation Children of Africa, a déclaré « le travail des enfants en général est un problème qui nous concerne tous et contre lequel nous pouvons agir, chacun à son niveau ».
Une caravane qui sillonnera plusieurs villes du pays initiée par l’artiste chanteur Abou Nidal, et dont le thème pour l’édition 2021, la cinquième, est « Non au travail des enfants », une thématique qui rencontre l’assentiment de Mme Ouattara, car, faisant écho de son combat contre ce phénomène.
« Non au travail des enfants dans la cacaoculture, entre en résonance avec mon engagement personnel contre le travail des enfants », a-t-elle fait savoir, rappelant que depuis 1998, elle œuvre avec sa Fondation pour le bien-être des femmes et des enfants vulnérables. Avec le Comité national de surveillance de lutte contre le travail des enfants, crée en 2011, et les partenaires, elle est engagée fortement dans la lutte contre le fléau de l’exploitation des enfants dans la cacaoculture.
« Cet engagement collectif a permis d’obtenir des résultats significatifs, mais le défi est d’autant plus persistant que le mal est profond car, il dépend d’autres paramètres extérieurs que nous devons résoudre tels que l’immigration clandestine, la lutte contre la pauvreté et le revenu des planteurs ».
Cette formation adressée au monde culturel dans toute sa diversité devrait permettre aux artistes de mieux cerner la problématique du travail des enfants, ainsi que les efforts déployés par la Côte d’Ivoire et ses partenaires pour y remédier.
Quant à elle, la ministre de la Culture, de l’industrie des arts et de la culture, Arlette Badou N’guessan Kouamé, a déclaré que la protection des enfants reste pour le secteur culturel une priorité, car cela rend la culture plus proche des communautés et des enfants. « Disposer les artistes à participer à une campagne de sensibilisation pour dire non au travail des enfants dans la cacaoculture est certes un devoir citoyen, mais surtout une adhésion spontanée au combat que vous menez depuis dix ans ».
Penouel D.








