Ministère de la réconciliation : KKB confie sa mission aux rois et chefs traditionnels
Pour sa première grande sortie, le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin (KKB) était l’hôte de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire. Face aux têtes couronnées du pays, l’ancien président de la jeunesse du parti démocratique de Côte d’Ivoire a levé un pan sur les raisons pour lesquelles le Président Ouattara lui a confié ce ministère.


Devant une auguste assemblée composée de plusieurs personnalités dont le maire Gnrangbé Kouacou Jean et les conseillers municipaux, le ministre de la Réconciliation Nationale a révélé ce que le Président Ouattara lui a demandé avant sa nomination le 15 décembre 2020 dernier «Je vais trahir un secret, le président de la République le jour qu’il me signifiait qu’il faisait de moi un ministre, il m’a dit une phrase qui suffit pour moi. « Jeune frère souviens toi il y a quatre ans tu étais assis dans ce fauteuil, moi dans le même fauteuil et tu es venu me dire, me sensibiliser de tendre la main à Laurent Gbagbo et tu n’as jamais varié ; me demandant de rendre visite à ton ami Blé Goudé. Il y a quatre ans je ne voyais pas les choses comme ça. Maintenant je pense que je vais te confier la réconciliation », a révélé Kouadio Konan Bertin avant de délivrer cet autre secret livré «Avant-hier il m’appelle et il me dit il ne faut pas que les ivoiriens pensent que parce que je t’ai nommé ministre, je t’empêche d’aller voir Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Continue de les fréquenter et fais la paix avec ton papa Henri Konan Bédié. Mais quand on a la chance d’avoir le Président de la République dans une telle disposition d’esprit que devons-nous faire ? On en profite pour aller dans sa vision, dans ses sillons pour l’encourager à aller de l’avant.

Il n’y a plus de place pour l’orgueil maintenant. Il faut avancer par des pas concrets, des mots concrets ; des comportements concrets. Comme Houphouët aimait dire la paix ce n’est pas un vain mot mais un comportement ; la réconciliation maintenant ne peut plus être un vain mot. Ça doit être un comportement de chacun d’entre nous et au quotidien ». Pour terminer, KKB estime que pour réussir sa mission, il ne peut que compter sur l’expertise des rois et chefs traditionnels. «J’estime pour ma part que les présidentielles sont loin derrière nous. Beaucoup ont recouvré la liberté mais il faut encourager le président à aller plus loin pour terminer en beauté ce qu’il a si bien commencé. Voilà dans quel esprit j’entends travailler puis qu’il faut que je puisse servir à quelque chose. Mais ça, je ne pourrais pas bouger si dans les régions les villages, les départements, si je ne peux pas compter sur les rois et les chefs traditionnels qui par vocation ont la mission de réconciliation de façon permanente», espère-t-il.
Eugène YOBOUET







