Sécurité : le monde commémore la « Journée des enfants-soldats »

De plus en plus, des enfants sont utilisés à des fins militaires. La majorité n’accédant pas à l’éducation au détriment des forces armées gouvernementales. Eux, sont qualifiés « d’enfants-soldats ». Dans l’optique donc de lutter contre ce phénomène et de venir à bout de cette forme de maltraitance des enfants utilisés de manière abusive, est initiée chaque 12 février de chaque année la « Journée internationale des enfants-soldats ».
Selon l’UNICEF, depuis 2014, il y avait 250 000 enfants-soldats dans une vingtaine de pays autour du monde. Cette journée est un moment privilégié pour sensibiliser les uns et les autres sur cette problématique mondiale et pour poser des gestes de solidarité envers ces enfants qui évoluent dans des contextes plus difficiles les uns que les autres.
Qui est enfant-soldat ?
Selon l’organisme international Child Soldiers International, un enfant-soldat est « une personne, garçon ou fille, âgée de moins de 18 ans. Cette personne est membre d’une armée gouvernementale ou d’un groupe armé (quel que soit son rôle au sein de l’organisation et est recrutée de manière volontaire ou forcée » pour la servir.
L’enfant-soldat n’est pas seulement celui qui se bat en se servant d’une arme. Il peut aussi être « un combattant, un mineur, un démineur, un éclaireur, un espion, un porteur, un garde, une sentinelle, un cuisinier, un esclave domestique ou sexuel, etc. ».
C’est en fait, un phénomène existentiel depuis des centaines d’années.
Selon ces derniers qui abusent de ces enfants innocents, les causes de leurs actes s’expliquent du fait que « les enfants sont nombreux, vulnérables, dociles, facilement remplaçables et manipulables », « ils ne coûtent pas cher en nourriture ; « ils sont très agiles sur les terrains difficiles », « ils paraissent inoffensifs et donc sont de bons espions », « ils aident à regarnir les rangs des armées lorsque les conflits s’éternisent ».
Cependant, cet acte engendre des conséquences désastreuses sur la vie de ces enfants. En effet, les enfants-soldats se font littéralement voler leur enfance et leur droit d’être éduqués. Selon Amnistie internationale, « les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat, en plus d’être la plupart du temps victimes d’abus et d’actes d’une grande brutalité ».
Aussi, les filles sont-elles souvent utilisées à des fins sexuelles ; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs. On peut donc facilement imaginer qu’ils et elles en garderont des séquelles psychologiques et physiques permanentes.
Penouel D.









