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Société : affaire une journaliste brutalisée par des gendarmes, le Gl Apalo réagit

La beauté est-elle devenue un délit en Côte d’Ivoire ? Une inéquation à laquelle seuls les gendarmes peuvent apporter réponse. En effet, à Abidjan (Adjamé Renauld), une journaliste en a été victime dans l’après-midi de ce dimanche 09 mai 2021.

Dans la soirée de ce dimanche 9 mai 2021, une journaliste a été sauvagement tabassée sans aucune raison par des gendarmes, alors que celle-ci vaquait librement à ses occupations.

« Ce dimanche aux environs de 15 heures, à Adjamé Renauld, j’aperçus une foule de gendarmes (environ 700 à 800 éléments) dégourdis, enthousiastes, tenant en mains des matraques, bois… et marchaient le long de la voie. J’ai été impressionnée en les voyant au point de mettre à l’écart, instinct professionnel oblige, pour essayer d’envoyer une alerte descriptive de ce que je voyais à ma rédaction. C’est alors je me suis vue prise à partie par l’un d’entre eux qui me dit « Toi tu es trop jolie, passe ici ! ». C’est ainsi qu’il s’est mis à me chicoter et en disant : « c’est à cause de vous (les populations) que l’on nous maltraite, nous frappe en formation (…) », nous raconte Diane Kablankan toute en larme.

Suite à cet agissement qui a fait couler sassez d’encres et diverses interprétations sur la toile et suscité des inquiétudes aussi bien dans le rang des populations que des journalistes, le commandant Supérieur de la gendarmerie nationale, le Général Toure Apalo n’est pas resté silencieux. Il a pris l’affaire a sérieux en rendant dans l’une des faitières des journalistes pour apporter son réconfort et son soutien à la jeune journaliste qui a été conduite à l’Hôpital militaire d’Abidjan (HMA).

Ce lundi 10 mai 2021, le général a produit un communiqué dans lequel, il condamne ce comportement, « Les agissements de ces quelques élèves-gendarmes, contraires à l’éthique et au règlement militaire sont de nature à jeter le discrédit et ternir l’image de la Gendarmerie nationale dont la mission première consiste à protéger les personnes et leurs biens.

Des patrouilles projetées ont permis d’interpeller certains de ces fauteurs de troubles et une enquête a été ouverte à l’effet d’identifier leurs complices.

Tous ces individus encourent les sanctions disciplinaires prévues dont la radiation des effectifs de la Gendarmerie nationale, conformément au Code de la fonction militaire », martèle le Gl Apalo.

Aux dernières nouvelles, l’état de santé de la journaliste s’est nettement amélioré mais avec les séquelles de ce qu’elle a subi. Au bout du téléphone d’un confrère de hivoirehandicaptv.net, elle confie « je suis rentrée de l’hôpital mais j’ai toujours mal ».

Espérons que justice sera faite et que les autorités compétentes prendront les dispositions idoines pour mettre fin à ces agressions.

Penouel D.     

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