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Soutien de 25 mille F Cfa aux familles vulnérables: Voici comment le choix a été fait excluant de facto les personnes handicapées et du 3ème âge

177 198 ménages ont été identifiés pour bénéficier d’une assistance humanitaire, à raison de 75 000 francs CFA par trimestre pour un coût global de 13,3 milliards de francs CFA. Les aides seront transferées via mobile monnaie pour éviter les attroupements en cette période de crise sanitaire. 

Ce fonds disponible à compter du 23 avril sera dédié aux personnes vulnérables avait indiqué le ministre Sidi Touré. À en croire le porte-parole du gouvernement, les familles du grand Abidjan seront les premières bénéficiaires car cette zone est l’ épicentre de la pandémie. Ensuite, cette aide s’étendra à l’intérieur du pays à partir du mois de mai 2020.

 Mais des questions taraudent les esprits. Comment l’État a-t-il identifié les bénéficiaires? Comment a-t-il pu obtenir leurs numéros respectifs de téléphone? Les réponses se trouvent dans le Programme filets sociaux productifs (PFSP). Le gouvernement ivoirien a bénéficié en 2015 d’un appui technique et financier initial de la Banque Mondiale. Cet appui intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection Sociale (SNPS) adoptée en mai 2014 et consiste en l’octroi d’allocations trimestrielles non remboursables de 36 000 F CFA.

De façon simple, ce sont les familles fichiers dans ce programme qui bénéficieront de l’aide mensuelle de 25 mille francs sur 3 mois, octroyée par la Banque mondiale et l’État.
De facto les personnes en situation de handicap et les personnes du 3 ème âge n’étant pas inscrites dans ce programme piloté par le ministère de la Solidarité sont exclus de cette aide. Un fait qui semble être une grosse injustice.

En effet, comptés au nombre des personnes à risque au COVID-19 et obligés de se confiner, donc sans revenus, les personnes handicapées et celles du 3 ème âge sont en droit de réclamer leur part au regard de la procédure fermée mise en place pour le choix des bénéficiaires.

Si le ministre Sidi Touré rassure que personne ne sera oubliée, les associations des personnes handicapées et du 3ème âge tirent la sonnette d’alarme et interpellent le ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, Abinan Kouakou Pascal ainsi que sa collègue du ministère de la Solidarité, Mariétou Koné sur cette injustice.

Dimitry Chrysostome

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