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Tensions au Lycée moderne de jeunes filles de Yopougon : Une élection contestée du COGES au cœur du conflit

Le Lycée Moderne de Jeunes Filles de Yopougon traverse une période de turbulence inquiétante. Le comité des enseignants a exprimé le mercredi 20 novembre 2024, son mécontentement à travers une pétition officielle adressée à Madame la Proviseure, contestant les résultats des élections subsidiaires du conseil de gestion de l'établissement scolaire (COGES), qui se sont tenues le 19 novembre 2024.

Selon le compte-rendu de la réunion du 20 novembre, entre les secrétaires généraux du bureau sortant et les enseignants, la situation au sein du COGES a pris une tournure alarmante. Les enseignants dénoncent une série d’irrégularités qui entachent la transparence des élections. Seulement 35 des 147 enseignants ont participé au scrutin, et le dépouillement s’est déroulé en l’absence d’observateurs indépendants, soulevant des doutes sur la légitimité des résultats validés par l’administration.

Dans un contexte où le COGES a déjà connu une crise de gestion durant les deux dernières années, les tensions entre le bureau sortant et l’administration de l’établissement s’intensifient. En effet, le bureau sortant, plébiscité par les parents pour son efficacité, a été écarté par la Proviseure qui a organisé des élections à huis clos, mobilisant des enseignants qui, selon leurs déclarations, n’étaient même pas présents lors du vote.

« Cette situation est déplorable et empoisonne l’atmosphère au sein du lycée”, a indiqué MJ, professeur de Français dans ledit lycée.

Un climat de méfiance s’installe alors que les enseignants insinuent des pratiques de détournement de fonds, affirmant que Madame la Proviseure aurait exigé un montant conséquent de plus d’un million, prétextant des paiements à des conseils d’enseignement qui n’auraient jamais été effectués. La guerre de communication qui en résulte ne fait qu’aggraver la polarisation au sein du personnel éducatif, rendant l’environnement scolaire de plus en plus instable.

La réunion du 20 novembre a également été l’occasion pour les enseignants de faire entendre leur voix. Les secrétaires généraux du bureau sortant ont présenté des éléments de preuve confirmant l’absence de responsabilité dans les accusations de détournement qui les touchent, incitant leurs collègues à signer une pétition pour solliciter la reprise des élections dans le respect des lois qui régissent le COGES.

« C’est une vive tension et il serait bien que les deux parties soient entendues, sinon une suspicion naît entre les membres du personnel”, nous fait savoir GF, professeure de SVT au sein du lycée.

Face à l’indifférence apparente de l’administration, le climat au lycée devient de plus en plus électrique, avec des enseignants qui appellent à l’unité et à la résistance face aux décisions jugées arbitraires de l’administration. Le retour au calme et la mise en place d’un véritable espace de dialogue sont des besoins urgents pour traverser cette crise qui ne préfigure rien de bon pour l’avenir du lycée.

Alors que nombre d’élèves attendent avec impatience une année scolaire enrichissante, la communauté éducative se retrouve au cœur d’un imbroglio dont les répercussions pourraient mystifier tant les enseignants que les élèves. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la résolution de ce conflit qui menace les fondements mêmes de l’établissement.

GMK

 

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Guy Martial Kouassi

Guy Martial Kouassi, Journaliste Web à Ivoirehandicaptv.net depuis 2019. Auparavant, j'ai exercé ce métier tout d'abord sur le site internet www.lebabi.net dans les rubriques Faits divers et High Tech en 2013, ensuite dans le journal papier ''La Synthèse'' au service culture et en ligne www.lasynthèse.net en 2017
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