Santé : la prise en charge d’un senior et la bien-traitance du soignant
Vieillir en institution est complexe car en plus de la notion de dépendance, il y a les maladies neuro-dégénératives. Celles-ci comprennent les situations de démence, la maladie d’Alzheimer mais aussi Parkinson, la sclérose en plaque. La vulnérabilité qui peut être définie comme une faiblesse, une déficience, un manque, une grande sensibilité spécifique à partir desquels l’intégrité d’un être, d’un lieu, se trouve menacée d’être détruite, diminuée, altérée.


La personne âgée a donc plus de 60 ans, elle peut être confrontée à des diminutions progressives de ses fonctions physiologiques ou neurologiques, ce qui peut entraîner une dépendance vis-à-vis du personnel hospitalier formé à cet effet. Elle peut donc, ensuite, glisser vers le statut de personne majeure incapable. Des recommandations, des chartes renforcent le caractère institutionnel bien-traitant du soignant confronté à cette prise en charge globale des personnes dites en situation de grande vulnérabilité. Celles-ci peuvent d’ailleurs manifester de l’agressivité. Les soignants sont-ils préparés à répondre à la violence avec le professionnalisme bienveillant requis ?

Il y a aussi la question des suicides de personnes âgées dans les établissements. D’après Jacqueline Trincaz, en 2006, en France, « près de 3000 personnes de plus de 65 ans se sont suicidées, au domicile comme en Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). La perte des rôles sociaux, la perte des proches, la maladie physique et psychique, l’altération de l’identité, et peut-être surtout le regard que la société porte sur cette période de la vie, apparaissent comme autant de facteurs qui viennent se conjuguer pour expliquer un tel phénomène”.
Eugène YOBOUET







